« C'est important de disputer une finale, ça fait partie des matches qui restent dans la mémoire d'un club », affirmait le président du club, Jean-Louis Triaud.
Bordeaux s'est déjà imposé dans cette Coupe en 2002 (3-0 contre Lorient) et 2007 (1-0 contre Lyon) après des défaites aux tirs aux buts en finale en 1997 et 1998.
Mais le deuxième de Ligue 1 (avant la 33e journée) peut aussi perdre la face, contre un club de Ligue 2, et de l'énergie alors qu'un déplacement difficile se présente le mercredi suivant à Rennes en championnat.
Vannes le rescapé
Pour parvenir en finale, les Girondins ont disputé deux fois moins de matches que leurs adversaires bretons : deux victoires à domicile 4-2 contre Guingamp et 2-1 contre Châteauroux avant une démonstration de réalisme à Paris (3-0).
Le parcours de Vannes doit autant à un tirage favorable (cinq matches sur six à domicile) qu'au talent de son gardien Christophe Revel pour les séances de tirs aux buts. Il a qualifié son équipe face à Nice (un arrêt), Metz en quarts de finale (deux arrêts) et Valenciennes en 1/16e (cinq arrêts).
Avant de disputer cette finale, le promu de national a déjà assuré son maintien en Ligue 2 grâce à un bon début de saison.
Quasiment imbattable dans son petit stade de la Rabine (une défaite) le club morbihannais est 17e de Ligue 2 à l'extérieur.
Hormis un exploit au stade du Ray en demi-finale contre Nice (1-1, victoire aux tirs aux buts), Vannes s'est incliné cette saison dans tous les grands stades de Ligue 2.
Pour y croire, les Bretons s'appuieront sur le soutien de leur public (la quasi-totalité des 28 000 places attribuées au club ont été vendues, 250 cars viendront de la région) et sur le précédent créé par Gueugnon. En 2000, le club de Ligue 2 avait battu le Paris-Saint-Germain en finale.
Vannes pourra aussi compter sur quelques joueurs d'expérience. « Pour la finale, je mettrai sur le terrain des joueurs qui ont déjà connu le Stade de France. On en a quelques-uns », a annoncé l'entraîneur Stéphane Le Mignan cette semaine.
C'est le cas de Nicolas Savinaud (deux Coupes de France avec Nantes), Pascal Delhommeau (trois Coupes de France avec Nantes et Lorient), Fabien Boudarène (une Coupe de la Ligue avec Sochaux), Cédric Sabin et Laurent Hervé (finalistes de la Coupe de France, respectivement avec Sedan et Guingamp).
En cas de victoire, Vannes participerait à la Coupe de l'UEFA et pourrait recevoir dans son stade pour le premier tour, affirme son entraîneur, qui est à 35 ans le plus jeune des clubs de Ligues 1 et 2 réunies. (avec Claude Canellas à Bordeaux)

