L'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi la dizaine de pays, dont les Etats-Unis, qui boycottent la Conférence de l'ONU "Durban II" contre le racisme, à se rallier à la Déclaration finale adoptée la veille à Genève.
"Les gouvernements qui ont boycotté la Conférence contre le racisme doivent maintenant démontrer leur engagement dans la lutte contre le racisme en endossant la Déclaration finale de la conférence", a demandé HRW dans un communiqué.
"En faisant cela, ils peuvent faire en sorte que la conférence reste dans les mémoires pour son engagement en faveur des victimes du racisme et non à cause du discours incendiaire du président iranien Mahmoud Ahmadinejad", a souligné l'ONG.
Une diatribe anti-israélienne du chef d'Etat iranien à la tribune de la Conférence le jour de son ouverture lundi a soulevé un tollé mondial qui n'a commencé à s'apaiser qu'avec l'adoption mardi, avec trois jours d'avance sur le programme annoncé, de la Déclaration finale de "Durban II".
"Les Etats qui ont boycotté la conférence par crainte de la voir attiser la haine devraient être rassurées par cette Déclaration et rejoindre le consensus mondial contre le racisme", a estimé Juliette de Rivero, directrice de HRW à Genève.
"L'adoption de ce document par consensus dès le lendemain du discours de division d'Ahmadinejad constitue un message clair contre l'intolérance", a-t-elle remarqué.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est félicité mardi soir de l'adoption de la Déclaration finale de "Durban II", et a émis l'espoir que "les Etats membres qui n'ont pas participé rejoindront bientôt la communauté internationale dans le combat contre les fléaux du racisme et de la discrimination raciale".
Dix pays ont décidé de boycotter la conférence avant même son ouverture: Etats-Unis, Israël, Allemagne, Canada, Etats-Unis, Italie, Pologne, Pays-Bas, Australie et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été rejoints par la République Tchèque lundi soir, après l'esclandre du président iranien.
Human Rights Watch a souligné que la Déclaration adoptée mardi répond aux inquiétudes des pays occidentaux.
"En dépit des efforts de certains gouvernements, dont celui de l'Iran (...), le document ne contient aucune référence à Israël ou au Moyen Orient et rejette le concept dangereux selon lequel les religions peuvent être diffamées", relève l'ONG.
"Il réaffirme aussi la tragédie de l'Holocauste et condamne l'anti-sémitisme. En outre il protège pleinement le droit à la liberté d'expression (...), affirme et renforce l'appel en faveur de la protection des migrants et recense de multiples sortes de discrimination graves", se félicite encore HRW.
L'ONG regrette cependant que la Déclaration ne traite pas de la "discrimination du système de caste, qui affecte plus de 260 millions de personnes dans le monde".
"Les gouvernements qui ont boycotté la Conférence contre le racisme doivent maintenant démontrer leur engagement dans la lutte contre le racisme en endossant la Déclaration finale de la conférence", a demandé HRW dans un communiqué.
"En faisant cela, ils peuvent faire en sorte que la conférence reste dans les mémoires pour son engagement en faveur des victimes du racisme et non à cause du discours incendiaire du président iranien Mahmoud...


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