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Liban - Beyrouth-Ankara

Visite historique de Sleiman en Turquie

Coopération C'est une visite d'une grande importance, ne serait-ce qu'à l'aune du rôle régional prépondérant d'Ankara, qu'effectue depuis hier en Turquie le chef de l'État, la première pour un président libanais depuis près de soixante ans.
Arrivé hier matin dans la capitale turque pour une visite officielle de 24 heures et accompagné des ministres Faouzi Salloukh, Ziyad Baroud et Raymond Audi, et de son épouse Wafa', Michel Sleiman s'est immédiatement rendu sur le mausolée d'Atatürk : il y a déposé une couronne de fleurs, a visité le musée qui lui est consacré et lui a rendu un fervent hommage en signant le livre d'or.
Le président Sleiman a ensuite été officiellement accueilli au palais présidentiel par son homologue turc, Abdallah Gül, qui a relevé que c'est la première visite officielle d'un président libanais en Turquie depuis 1950. « Cette visite va contribuer à élargir les relations bilatérales à plus d'un niveau », a ajouté le chef de l'État turc après avoir présenté ses condoléances pour les quatre soldats libanais tués la semaine dernière dans une embuscade dans la Békaa. Rappelant le soutien de la Turquie en faveur de la stabilité du Liban, Abdallah Gül a assuré que son pays allait garder un œil sur les législatives libanaises : « J'ai confiance que le scrutin se déroulera dans le calme et la sécurité », a-t-il dit, révélant en outre que d'importants accords allaient être signés entre Ankara et Beyrouth au cours du mois de mai, tant au niveau commercial que militaire.
Quant à Michel Sleiman, il a remercié la Turquie pour tout le soutien au Liban dont elle a fait montre, notamment durant la guerre de juillet 2006 aussi bien qu'en faveur de la résolution 1701 de l'ONU et à travers la participation de ses soldats au sein de la Finul. Exprimant lui aussi le souhait du Liban de voir la coopération avec la Turquie renforcée, le chef de l'État a fait remarquer que le Liban est un puits pour les investisseurs, « surtout que la situation économico-financière est bonne ». Il a également salué le rôle de la Turquie dans les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël, invitant tout le monde à profiter des orientations de la nouvelle administration US, à privilégier le dialogue et à exercer des pressions sur l'État hébreu afin qu'il accepte l'initiative de paix arabe adoptée en 2002 à Beyrouth.
Quatre accords de coopération ont été ensuite signés, dans les domaines de la jeunesse et des sports, du tourisme, de la météorologie et de l'entraînement militaire.
C'est ensuite que les présidents Sleiman et Gül ont tenu une conférence de presse commune, au cours de laquelle le premier a de nouveau insisté sur l'urgence d'une application stricto sensu de la 1701 et sur la relance de l'initiative arabe. Quant au second, il a réaffirmé l'importance majeure du Liban au Moyen-Orient sur le plan des ressources humaines, de l'éducation et de la culture. Il a en outre indiqué que des observateurs turcs allaient se rendre à Beyrouth en juin pour surveiller les législatives. Enfin, il a martelé que la solution au conflit israélo-arabe réside dans l'édification de deux États vivant côte à côte.
Interrogé ensuite sur l'affaire égypto-hezbollahie, Michel Sleiman a indiqué que la volonté de régler ce litige est omniprésente. « Les pays de la région ont tous le même objectif : trouver une solution à ce problème dans le calme et de façon à préserver la limpidité des relations libano-égyptiennes », a-t-il répondu.
Pour sa part, interrogé sur les récentes déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Abdullah Gül a demandé aux Israéliens de reconnaître toutes les clauses stipulées par l'accord de Madrid, la conférence d'Annapolis et l'initiative arabe de 2002.
Par la suite, le président Sleiman a reçu dans sa suite du Swiss Hotel le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui en a profité pour notamment saluer l'échange de relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie, « le fruit de la politique du président Sleiman », a-t-il relevé.
Enfin, vers 16h00, le président Sleiman s'est rendu à l'Assemblée nationale turque, où il a été accueilli par son président. Le chef de l'État a assisté à une partie de la séance plénière qui s'y déroulait.
Signalons que les épouses des présidents Sleiman et Gül, Wafa' et Kheir el-Nissa', se sont longuement entretenues, s'arrêtant sur l'importance d'un renforcement du rôle de la femme et de la nécessité de renforcer ses droits.
Arrivé hier matin dans la capitale turque pour une visite officielle de 24 heures et accompagné des ministres Faouzi Salloukh, Ziyad Baroud et Raymond Audi, et de son épouse Wafa', Michel Sleiman s'est immédiatement rendu sur le mausolée d'Atatürk : il y a déposé une couronne de fleurs, a visité le musée qui lui est consacré et lui a rendu un fervent hommage en signant le livre d'or.Le président Sleiman a ensuite été officiellement accueilli au palais présidentiel par son homologue turc, Abdallah Gül, qui a relevé que c'est la première visite officielle d'un président libanais en Turquie depuis 1950. « Cette visite va contribuer à élargir les relations bilatérales à...
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