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Liban - Pause Verte

Relents bovins omniprésents

Passer par l'autoroute de La Quarantaine, vivre à Achrafieh, ce n'est décidément pas toujours rigolo. Et plus précisément, quand un bateau de vaches vient d'accoster au port de Beyrouth. Ces « dames » tiennent à annoncer leur présence de loin : les relents qui frappent la ville durant plusieurs jours frisent alors l'insupportable. De quoi vous transformer illico presto en végétarien (si vous ne l'êtes pas encore) !
Ne peut-on pas importer du bétail vivant sans avoir à subir les odeurs nauséabondes qui résultent de l'arrivée de chaque cargaison ? Les voyages que font ces bovins sont de plus en plus longs, puisque ces troupeaux proviennent parfois des confins de l'Amérique latine, de pays comme le Brésil ou l'Argentine, connus pour leur production de viande. À sentir les odeurs qui se dégagent de ces bateaux, on peut aisément imaginer l'état d'hygiène qui prévaut sur ces navires.
Quand pareils scandales avaient éclaté pour la première fois il y a quelques années, les autorités concernées avaient promis d'exiger des équipages un respect plus strict de l'hygiène. Cette mesure, si elle a été prise, n'a pas l'air d'avoir été très efficace, à en juger par la situation qui continue de prévaloir quelques années plus tard...
Avec l'omniprésence des odeurs bovines dans la ville (à ajouter à celles des tanneries, du dépotoir et de l'abattoir, provenant toutes de La Quarantaine et de Bourj-Hammoud), c'est la qualité de vie des citadins qui part en fumée. Dans l'indifférence officielle générale. Comme si le confort et l'air plus ou moins pur n'étaient pas eux aussi des droits pour les citoyens.
Enfin, on ne peut qu'imaginer la pollution de la mer que causent de tels bateaux après avoir déchargé leurs troupeaux, en l'absence de véritable surveillance et de normes strictes à observer.
L'odeur pestilentielle de ces « dames » envahit l'espace citadin de temps en temps, mais ce n'est là que le rappel d'une réalité qui n'est pas épisodique, celle de la dégradation générale de l'environnement des villes au Liban.
Passer par l'autoroute de La Quarantaine, vivre à Achrafieh, ce n'est décidément pas toujours rigolo. Et plus précisément, quand un bateau de vaches vient d'accoster au port de Beyrouth. Ces « dames » tiennent à annoncer leur présence de loin : les relents qui frappent la ville durant plusieurs jours frisent alors l'insupportable. De quoi vous transformer illico presto en végétarien (si vous ne l'êtes pas encore) !Ne peut-on pas importer du bétail vivant sans avoir à subir les odeurs nauséabondes qui résultent de l'arrivée de chaque cargaison ? Les voyages que font ces bovins sont de plus en plus longs, puisque ces troupeaux proviennent parfois des confins de l'Amérique latine, de pays comme...
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