Seize militaires ont été tués jeudi dans un attentat suicide sur une base irakienne à Habbaniya, à l'ouest de Bagdad, alors que la violence s'amplifie ces dernières semaines en Irak, ont indiqué des responsables de la sécurité.
"Seize militaires, dont un officier, ont été tués et environ 50 autres, dont cinq officiers, ont été blessés, lorsqu'un kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs dans une file d'attente devant la cantine de la base militaire de Habbaniya" (60 km de Bagdad), a déclaré à l'AFP un responsable au ministère de la Défense.
"Le kamikaze portait un uniforme de l'armée, ce qui lui a permis d'entrer dans la base", a-t-il ajouté.
Le bilan a été confirmé par une source du ministère de l'Intérieur.
Les deux sources ont maintenu leur bilan malgré la publication d'un communiqué du ministère de la Défense faisant état seulement de 17 blessés et d'aucun mort.
Il n'a pas été possible dans l'immédiat d'obtenir des explications officielles sur cette différence de bilan.
Selon un militaire qui se trouvait près du camp, une nouvelle unité venant de la base d'el-Assad, plus à l'ouest, était arrivée la veille et avait été invitée à prendre la tête de la file d'attente quand l'explosion s'est produite.
Le camp de Habbaniya, construit dans les années 1920 par les Britanniques, est un des plus anciens du pays. Anciennement dédiée à l'armée de l'air, la base accueille aussi l'armée de terre. L'armée américaine est également présente mais sur une position éloignée.
Il est situé dans la province d'el-Anbar, qui fut l'une des plus violentes d'Irak avant la création fin 2006 des milices Sahwa, formées d'anciens insurgés qui s'étaient retournés contre le réseau el-Qaïda.
Considérés comme des traîtres par leurs anciens compagnons d'armes insurgés ou membres d'el-Qaïda, les Sahwa (Réveil en arabe) sont l'objet d'attentats et d'assassinats depuis plusieurs mois.
Financés par l'armée américaine, ils ont fortement contribué à la baisse des violences amorcée au second semestre 2007. Le 2 avril, l'armée américaine a remis aux autorités irakiennes le contrôle de la totalité des 92.000 membres des Sahwa.
L'Irak connaît ces dernières semaines un regain de violences sanglantes, particulièrement des attentats suicide au véhicule piégé, après plusieurs mois de baisse progressive des attentats.
Mercredi, au moins 10 policiers ont été tués et 22 blessés dans un attentat à la voiture piégée à Kirkouk (255 km au nord de Bagdad), une province riche en pétrole disputée entre Kurdes, Turcomans et Arabes.
Le général Torhane Youssef, numéro deux de la police de la province de Kirkouk, avait indiqué que "cet attentat portait toutes les marques d'el-Qaïda".
Le 11 avril, une attaque suicide contre les Sahwa a fait au moins neuf morts et 33 blessés au sud de Bagdad.
La veille, cinq soldats américains avaient été tués dans un attentat suicide au camion piégé à Mossoul (nord), le dernier bastion urbain d'el-Qaïda en Irak. Cet attentat était le plus sanglant contre l'armée américaine depuis mars 2008.
La branche irakienne d'el-Qaïda a revendiqué ces deux attentats.
Cette recrudescence des violences survient alors que les 140.000 soldats américains commencent à se retirer progressivement d'Irak, plus de six ans après l'invasion de mars 2003.
Le niveau des violences avait baissé ces derniers mois tombant à son niveau le plus bas depuis les premiers mois de l'invasion.
Mais une série d'attentats sanglants en mars et début avril, notamment à Bagdad avec six attentats à la voiture piégée le 6 avril qui ont fait 34 morts et près de 130 blessés, ont ravivé les craintes d'un regain des violences.
"Seize militaires, dont un officier, ont été tués et environ 50 autres, dont cinq officiers, ont été blessés, lorsqu'un kamikaze a fait détoner sa ceinture d'explosifs dans une file d'attente devant la cantine de la base militaire de Habbaniya" (60 km de Bagdad), a déclaré à l'AFP un responsable au ministère de la Défense.
"Le kamikaze portait un uniforme de l'armée, ce qui lui a permis d'entrer dans la base", a-t-il ajouté.
Le bilan a été...


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