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Lifestyle - Événement

Au rythme des bandonéons argentins

C'est du 23 avril au 3 mai que se tiendra à Beyrouth le premier Festival international de tango du Moyen-Orient organisé par The Continuing Education Center (CEC) de l'AUB et produit par Mazen Kiwan. L'occasion de regarder, d'écouter, de sentir, de partager puis de se laisser entraîner dans la plus sensuelle des danses.
Ils sont de plus en plus nombreux à pénétrer le cercle fermé des danseurs de tango libanais. « Une passion », avouent certains. « Une obsession », renchérissent les plus anciens. « Un plaisir », affirment les danseurs en chœur. Parmi les premiers aficionados à avoir contracté l'amour de cette musique et de cette danse, qui devient une façon de penser, de respirer, de marcher, plutôt glisser, et d'être, Mazen Kiwan. Il est tombé dedans depuis quelques années, après avoir fait partie de la troupe Caracalla.
Devenu professeur de danse et chorégraphe à Paris où il réside à présent, le beau brun, par moments ténébreux, revient de temps en temps pour organiser des stages, présenter des spectacles et participer à des « milongas » auprès de quelques privilégiés. De ce tango sacré qui fait battre son cœur et ses jambes depuis 1997, il sait tout. L'histoire, les histoires, les grands maîtres, les musiciens et les musiques. « C'est une danse basée sur l'improvisation, qui réunit des gens issus de tous les niveaux sociaux et âges, qui mêle toutes les langues, les cultures, les religions et les appartenances politiques. »
Alors, pour que le plus grand nombre puisse partager ces moments privilégiés, « des instants magiques », le danseur a mis sur pied un festival où la musique argentine et le tango sont à l'honneur, en invitant des danseurs de 14 pays étrangers et locaux à unir leurs pas pour quelques jours de pur plaisir. « J'adore le Liban, précise-t-il. J'ai tenu à le montrer de ce côté-là à tous ceux qui n'y voient que des images de violence. Et puis j'ai voulu faire de Beyrouth le centre du Moyen-Orient et le lieu où se tiendrait ce rendez-vous qui sera annuel. Durant ces dix jours, il n'y aura aucune barrière entre les amateurs et les artistes. Ils sont conviés ensemble à faire partie de ce bal argentin. » Certains participants, une cinquantaine, de niveaux différents, viennent de l'étranger se joindre à la fête et découvrir, par la même occasion, les sites touristiques de notre pays à travers des visites guidées.

Un programme dédié au tango
Tous les amoureux de la célèbre danse argentine vont pouvoir mêler leurs pas, leur passion et leur savoir-faire. Quatre couples de professionnels, connus sur la scène internationale, Mazen Kiwan et Maria Filali, El Pajaro (Diego Riemer) et Belén (Maris Belén Giachello), Pasi et Maria Lauren, et enfin Pino Dangiola et Gilda Stillback, vont déployer leurs ailes dans des performances et des milongas « à couper le souffle », nous dit-on, et donner des cours aux danseurs intéressés. Les écoles locales de tango sont également priées d'entrer dans la danse.
« Je ne fais pas ça pour moi, précise Mazen Kiwan, je vis à l'étranger ! Mais je voudrais promouvoir le tango dans mon pays, qui commence peu à peu à s'ouvrir à cette culture. » L'évènement sera officiellement lancé avec un concert donné au West Hall de l'AUB le jeudi 23, par Silencio, un célèbre orchestre typique, qui réunit des musiciens de sept nationalités différentes (argentins, uruguayens, américains, cubains et européens). Et, à leur tête, Roger Hélou, un jeune chef d'orchestre d'origine libanaise, né à Buenos Aires et vivant en Suisse. « Lui aussi, c'est un peu du patrimoine libanais ! » La soirée se poursuivra avec une milonga au restaurant Derwandé de Aïn el-Mreissé, « un cadre idéal, face à la mer, qui nous recevra pour toutes les soirées. Le charme du Liban y sera présent ». Il le sera également durant ce Beirut International Tango Festival avec son lot de démonstrations, de cours collectifs et de communication. Ouvert à tous ceux qui désirent faire un voyage dans l'âme et la sensualité d'un pays séduisant.
Ils sont de plus en plus nombreux à pénétrer le cercle fermé des danseurs de tango libanais. « Une passion », avouent certains. « Une obsession », renchérissent les plus anciens. « Un plaisir », affirment les danseurs en chœur. Parmi les premiers aficionados à avoir contracté l'amour de cette musique et de cette danse, qui devient une façon de penser, de respirer, de marcher, plutôt glisser, et d'être, Mazen Kiwan. Il est tombé dedans depuis quelques années, après avoir fait partie de la troupe Caracalla.Devenu professeur de danse et chorégraphe à Paris où il réside à présent, le beau brun, par moments ténébreux, revient de...
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