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Économie - Liban - Finance

La notation du Liban continuera-t-elle à s’améliorer ?

Le relèvement de la note de la dette souveraine est un signal positif, mais les défis externes restent trop importants pour conclure à une tendance de long terme, affirme Crédit Suisse
La récente amélioration de la note souveraine du Liban, de B3 à B2, par l'agence Moody's est la première amélioration d'une notation de crédit d'un pays émergent en six mois, a indiqué la banque d'investissement Crédit Suisse, en soulignant la nature contre-cyclique du crédit au Liban.
Dans une note parue récemment, et citée par le Lebanon this Week de Byblos Bank, Crédit Suisse a évoqué les principaux atouts du pays, parmi lesquels une base d'investisseurs loyale et très captive, un système bancaire sophistiqué et bien réglementé, et un accès facile aux investisseurs étrangers, grâce aux liens étroits entretenus dans la région, notamment avec les membres de la diaspora et les investisseurs privés du Golfe.
Depuis l'éclatement de la crise financière, en août 2007, les banques libanaises bénéficient du phénomène de diversification de l'épargne, au détriment des grandes banques occidentales, relève Crédit Suisse, ajoutant que cette tendance s'est brusquement accélérée après la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. La diversification de l'épargne, combinée à la hausse des recettes du tourisme et la reprise économique depuis les accords de Doha, a jusqu'ici compensé l'effet négatif de la baisse brutale des prix du pétrole sur les entrées de capitaux dans le pays.
Mais l'évolution de ces flux dans les prochains mois dépend aussi de la situation interne. La poursuite des entrées de capitaux est tributaire de la capacité des leaders politiques à préserver une relative stabilité politique et sociale au lendemain des élections parlementaires du 7 juin, estime la banque. L'autre risque, aussi significatif et potentiellement plus sérieux, pour la stabilité politique et sécuritaire du Liban provient d'Israël, après la formation du gouvernement de Netanyahu, ajoute Crédit Suisse. Malgré les propos rassurants tenus par les responsables du Hezbollah, selon lesquels la formation chiite n'a pas l'intention d'attaquer l'État hébreu aux frontières libanaises, la probabilité d'un conflit « accidentel » reste élevée, comme le démontrent les tirs de missiles sur le nord d'Israël à partir du Sud-Liban il y a quelques semaines, poursuit-elle.
Pour le Crédit Suisse, la résilience du Liban face aux différents défis surmontés ces dernières années est impressionnante, et cette performance mérite d'être reconnue par les agences de notations et les investisseurs. Mais les défis externes restent trop importants pour conclure à une tendance de long terme, ajoute la banque. Selon elle, la poursuite de l'amélioration de la notation du pays dépend de deux facteurs-clés. Le premier facteur est une reprise rapide de l'économie mondiale, à la base de l'accumulation de l'épargne des investisseurs, pour maintenir les entrées de capitaux et les recettes du tourisme.
Le second facteur est la continuité politique, soit sous la forme d'une passation ordonnée des pouvoirs au nouveau gouvernement issu des élections législatives, soit à travers l'apaisement des tensions régionales. Or ni une transition politique pacifique ni une détente régionale ne peuvent être tenues pour acquises à ce stade, conclut Crédit Suisse.
La récente amélioration de la note souveraine du Liban, de B3 à B2, par l'agence Moody's est la première amélioration d'une notation de crédit d'un pays émergent en six mois, a indiqué la banque d'investissement Crédit Suisse, en soulignant la nature contre-cyclique du crédit au Liban.Dans une note parue récemment, et citée par le Lebanon this Week de Byblos Bank, Crédit Suisse a évoqué les principaux atouts du pays, parmi lesquels une base d'investisseurs loyale et très captive, un système bancaire sophistiqué et bien réglementé, et un accès facile aux investisseurs étrangers, grâce aux liens étroits entretenus dans la région, notamment avec les membres de la...
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