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Mode - La Clé Sous La Porte

Kenzo quitte son loft et vend sa collection d’art

Le couturier Kenzo a décidé de « tourner la page » et déménage de sa maison près de Bastille à Paris, vendant sa collection d'objets d'arts, laques japonais, poupées amérindiennes ou statuettes chinoises.
Un mois après la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, un autre grand couturier, Kenzo Takada, plus connu sous le nom et la marque de « Kenzo », a annoncé vendre sa collection d'objets d'arts.
La dispersion, menée par la maison Aguttes, aura lieu les 16 et 17 juin à Drouot Montaigne, à Paris. Forte de quelque 1 300 pièces, la collection est estimée à un montant global de 1,5-1,8 million d'euros.
« J'ai vécu dans cette maison, où j'ai aménagé en 1989, pendant vingt ans. J'ai besoin de changement, de tourner la page », a indiqué le couturier âgé de 70 ans, lors d'une conférence de presse mardi dans la demeure, déjà vendue, qu'il quittera dans les semaines qui viennent.
« En arrivant, je voulais absolument une maison avec un jardin japonais. Mon rêve s'est réalisé. Maintenant, je veux vivre autrement », a-t-il dit, précisant qu'il allait vivre dans un appartement qui est « le contraire d'ici », de 250 mètres carrés, Rive Gauche, avec la vue sur Paris qui lui « manquait » dans sa maison japonaise.
La maison, 1 100 mètres carrés et une série d'une vingtaine de pièces sur trois étages, comprend une piscine intérieure, deux jardins japonais, dont l'un avec cascade et poissons, et deux terrasses.
« Je ne suis pas collectionneur, a indiqué le couturier, qui a vendu il y a une dizaine d'années sa marque au groupe LVMH. Mais en habitant ici, je me suis mis petit à petit à collectionner de la porcelaine japonaise, des objets de Chine, de Thaïlande, d'Afrique. »
« On ne peut pas comparer avec la collection Saint Laurent-Bergé, qui était surtout européenne classique », a indiqué le commissaire-priseur Claude Aguttes. « Kenzo a acheté des pièces du monde entier, la plupart d'Asie, mais certaines sont dignes d'un musée », a-t-il ajouté.
Les pièces en vente sont estimées d'une centaine à quelques centaines de milliers d'euros.
Les plus remarquables sont un cheval de bois de l'époque Han, vieux de 2 000 ans (estimation 80 000-100 000 euros), une statuette thaïlandaise de 600 grammes d'or massif du VIIe-IXe siècle (60 000-100 000), des statuettes de dames de cour d'époque Tang (15 000-20 000) ou des sculptures khmères.
Également rarissimes, des laques de type Negoro - la vaisselle de laque des moines zen - seulement visibles dans des musées (15 000- 20 000 euros pièce).
La vente comprendra également une collection de kimonos, un prototype de paravent réalisé par Kenzo pour Baccarat, des parures océaniennes, des céramiques japonaises contemporaines, des statuettes « kachinas » d'Amérique dont certaines ont appartenu à l'écrivain André Breton.

Le couturier Kenzo a décidé de « tourner la page » et déménage de sa maison près de Bastille à Paris, vendant sa collection d'objets d'arts, laques japonais, poupées amérindiennes ou statuettes chinoises. Un mois après la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, un autre grand couturier, Kenzo Takada, plus connu sous le nom et la marque de « Kenzo », a annoncé vendre sa collection d'objets d'arts. La dispersion, menée par la maison Aguttes, aura lieu les 16 et 17 juin à Drouot Montaigne, à Paris. Forte de quelque 1 300 pièces, la collection est estimée à un montant global de 1,5-1,8 million d'euros. « J'ai vécu dans cette maison, où j'ai...
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