L'avocat de l'un de ces hommes a déclaré hier à la chaîne panarabe al-Jazira que les autorités égyptiennes interrogent actuellement un groupe d'Égyptiens, de Libanais et de Palestiniens, soupçonnés également d'apporter de l'aide et des armes au Hamas, d'entraîner des Égyptiens au maniement des armes et de surveiller la navigation et le trafic dans le canal de Suez.
Les interrogatoires ont débuté samedi dernier. Les autorités égyptiennes accusent les prévenus d'avoir « aidé des éléments du Hezbollah à envoyer de l'argent et de l'aide, des vivres au Hamas et aux Palestiniens de Gaza », a déclaré l'avocat, Montasser al-Zayat.
Le procureur général égyptien a confirmé hier que l'interrogatoire du groupe a bien lieu actuellement. L'arrestation des membres de ce groupe, 49 personnes exactement, a eu lieu il y a trois mois environ, pendant et après l'agression israélienne contre la bande de Gaza (en décembre et janvier). Leur chef serait, toujours selon les informations de la presse égyptienne, le Libanais Sami Hani Chéhab. Les chefs d'accusation retenus contre ces hommes vont de la contrebande d'armes en faveur du Hamas (à travers des tunnels menant aux territoires palestiniens) au prosélytisme chiite, à la préparation d'opérations armées en territoire égyptien.
Selon un reportage de la chaîne panarabe al-Arabia, le réseau aurait été découvert par la police égyptienne quand celle-ci a été alertée par l'achat massif de maisons à Rafah, sous lesquelles des tunnels auraient été creusés pour le transport d'armes.
Alors que des officiels du Hezbollah refusaient de commenter ces informations hier, des sources proches du parti, interrogées par al-Arabia, ont indiqué qu'« il n'est pas dans les habitudes du Hezbollah, ni dans sa stratégie de faire du prosélytisme ni de mener de quelconques opérations hors du territoire libanais ».
Par ailleurs, toujours selon des sources citées par al-Arabia, ces arrestations, qui avaient eu lieu pendant et après l'agression israélienne contre Gaza, seraient la raison principale qui avait poussé le secrétaire général du parti à critiquer alors, en des termes très durs, dans son discours de la Achoura, le régime égyptien (pour sa fermeture du passage de Rafah, rappelons-le). D'autres sources citées par la presse égyptienne ont estimé que ces opérations, si elles avaient réussi, visaient à donner l'illusion que des Égyptiens avaient répondu à l'appel lancé par Nasrallah de se rebeller contre le régime égyptien.


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