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Liban - Citoyen Grognon

Pollution : ça baigne…

Le printemps est là. L'atmosphère se réchauffe. Les cotonnades refont leur apparition. Très bientôt, les Libanais prendront d'assaut les plages du littoral pour se dorer la peau au soleil. Ils plongeront aussi dans la grande bleue, avec délectation.
Les Libanais savent-ils cependant que plus de 80 % des plages du pays sont tellement polluées qu'elles sont impropres à la baignade, comme le constate le secrétaire général du CNRS, le Dr Mouïn Hamzé ?
Savent-ils aussi, les Libanais, que tous les égouts du pays se déversent directement dans la Méditerranée et que la totalité des eaux usées des usines suivent le même cheminement, alors que vient seulement d'être inaugurée la station d'épuration des eaux usées de Tripoli et qu'une seule autre station est opérationnelle au sud de Beyrouth ?
Car la mer est tout bonnement la poubelle du pays. Y a qu'à voir, l'espace d'une promenade en bateau, la quantité astronomique de saletés et de déchets qui flottent çà et là sur l'eau et vont s'échouer sur les plages : pneus, ordures ménagères, sacs en plastique, jusqu'aux carcasses d'animaux. À vous en décourager de plonger ne serait-ce que le petit orteil dans la mer.
Y a qu'à observer aussi les innombrables tas d'ordures sauvages qui enlaidissent le littoral et que les municipalités négligent de ramasser. Ou les déchets en tout genre, oubliés sur les bords de mer par des promeneurs peu respectueux de l'environnement.
Y a qu'à constater surtout le mécontentement de nos voisins méditerranéens, lorsqu'ils récoltent sur leurs côtes les ordures « made in Lebanon » : bouteilles d'eau minérale, sacs en plastique portant l'enseigne de telle ou telle magasin, ou pire encore...
Dieu seul sait ce que renferment également les fonds marins comme désagréables surprises : récipients en verre, objets métalliques et autres appareils hétéroclites...
Dans ce déplorable état des lieux, il n'est pas difficile d'imaginer les dangers auxquels seront confrontés les baigneurs, cet été encore.
Pour certains, l'appel de la grande bleue sera plus fort que la peur des maladies.
D'autres opteront pour la prudence et se rafraîchiront avec les moyens du bord, dans les piscines.
Comme chaque année, à l'ouverture de la saison des plages, une vaste campagne de nettoyage du littoral aura lieu, de manière ponctuelle. La bonne volonté des organisateurs, à n'en pas douter, donnera un coup de balai nécessaire aux plages et côtes du pays. Mais elle ne pourra suffire, à elle seule, à enrayer la pollution endémique de la mer.
Quand les autorités se réveilleront-elles donc, pour protéger efficacement et sans réserve aucune, l'une des principales richesses du pays ?
Le printemps est là. L'atmosphère se réchauffe. Les cotonnades refont leur apparition. Très bientôt, les Libanais prendront d'assaut les plages du littoral pour se dorer la peau au soleil. Ils plongeront aussi dans la grande bleue, avec délectation.Les Libanais savent-ils cependant que plus de 80 % des plages du pays sont tellement polluées qu'elles sont impropres à la baignade, comme le constate le secrétaire général du CNRS, le Dr Mouïn Hamzé ? Savent-ils aussi, les Libanais, que tous les égouts du pays se déversent directement dans la Méditerranée et que la totalité des eaux usées des usines suivent le même cheminement, alors que vient seulement d'être inaugurée la station...
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