« Nous disons que sans une nouvelle régulation, il n'y aura pas de confiance. Et sans confiance, il n'y aura pas de reprise, c'est un objectif majeur, non négociable », a déclaré M. Sarkozy.
« L'Allemagne et la France parleront d'une seule voix (...) nos objectifs sont les mêmes sur les principes comme sur les modalités. Nous exigeons des résultats (...) à Washington on a posé des principes, à Londres on veut du concret, des résultats », a-t-il poursuivi.
Nicolas Sarkozy a toutefois assuré qu'il faisait « confiance » au président américain Barack Obama sur le front de la régulation. « Je suis sûr qu'il va nous aider, je suis sûr qu'il nous comprend (...) mais après-demain il sera trop tard, les décisions on les prend aujourd'hui et demain », a-t-il dit.
Interrogé sur ses menaces de claquer la porte du sommet faute de résultats suffisants, le dirigeant français a répondu par une pirouette : « C'est embêtant pour moi de partir alors que je viens d'arriver. »
Pendant ce temps, des échauffourées sporadiques ont éclaté en plein cœur de la City, le quartier des affaires londonien, en marge d'une manifestation globalement pacifique d'environ 4 000 personnes, selon la police.
Un petit groupe de manifestants encagoulés ont brisé des vitres de locaux de la banque RBS, certains réussissant à pénétrer dans les bureaux avant d'être rapidement refoulés par la police antiémeute installée dans l'édifice.
Les mots « Voyou » et « Contre l'inflation : mangez les riches » ont été tagués sur la façade de la banque, fermée pour l'occasion. La police a confirmé « un certain nombre » de violences envers ses agents, au nombre de 10 000 sur les deux jours menant au sommet d'aujourd'hui. Une vingtaine de personnes avaient été interpellées en fin d'après-midi.
De son côté, Barack Obama a effectué ses grands débuts sur la scène internationale en appelant à gommer les divergences apparues à l'approche du sommet des vingt principaux pays industrialisés et émergents.
« Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non sur des divergences épisodiques », a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre britannique Gordon Brown à Downing Street en début de matinée.
M. Obama a reconnu : « Nous n'allons pas nous entendre sur tous les points », mais il a estimé que le sommet ne pouvait pas se permettre des « demi-mesures ».
Gordon Brown a dit s'attendre à des « négociations dures », mais s'est dit « persuadé » que Nicolas Sarkozy ne claquerait pas la porte.
M. Obama a pour sa part rencontré pour la première fois son homologue russe Dmitri Medvedev. Les deux hommes se sont engagés à discuter une coopération « mutuelle » sur la question du bouclier antimissile américain et à rouvrir des négociations sur le traité de réduction des armes stratégiques Start-1.
S'entretenant par la suite avec le président chinois Hu Jintao, M. Obama a annoncé qu'il se rendrait en Chine au second semestre de cette année.
Barack Obama et son épouse Michelle se sont rendus en fin d'après-midi au palais de Buckingham pour une audience privée avec la reine Élisabeth II, avant un dîner à Downing Street en présence de tous les participants au G20.


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