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Moyen Orient et Monde - Sommet De Doha

Les Arabes sont toujours en quête de réconciliation

Le sommet arabe de Doha s'est, comme prévu, achevé hier soir par une manifestation de soutien au président soudanais Omar el-Béchir face à la Cour pénale internationale (CPI), mais l'objectif proclamé d'une « réconciliation interarabe » semblait plus éloigné que jamais. Le sommet arabe n'est pas parvenu à surmonter les dissensions profondes qui minent la Ligue arabe, à l'exception d'une rencontre, tenue lundi dans des circonstances troublantes, entre les chefs d'État saoudien et libyen, en brouille depuis six ans. En outre, le président égyptien Hosni Moubarak, en froid avec le Qatar, hôte du sommet, a boudé ce rendez-vous annuel, dont les travaux ont été, par ailleurs, écourtés d'un jour sans aucune explication.
Pour sa part, le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est retiré de la séance de clôture pour protester contre le fait qu'on ne l'ait pas laissé prendre la parole pour présenter un projet de réforme de la Ligue arabe, selon des participants. « Nous devons être réalistes (...). Vu la conjoncture actuelle, nous avons fait ce qui nous a été possible de faire », a déclaré hier à la presse le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari.
Son homologue yéménite, Abou Bakr Abdallah al-Kourbi, a été plus explicite. « Les divisions interpalestiniennes influencent les positions arabes », dit-il dans un entretien publié mardi par le quotidien qatari al-Charq. « Les dossiers palestinien et iranien sont (...) toujours sources de divergences entre les pays arabes », ajoute-t-il. Par ailleurs, le sommet arabe a rejeté le nouveau statut de département français de Mayotte après le référendum de dimanche dans cette île de l'océan Indien, répondant à un appel lancé lundi par le président des Comores, Ahmad Abdallah Sambi. Les dirigeants arabes expriment leur « rejet de l'occupation française », selon le document final du sommet rendu public hier.
En outre, l'islamiste Sharif Cheikh Ahmad, élu récemment président de la Somalie, pays de la Corne de l'Afrique en guerre civile depuis 1991, a obtenu une légitimité arabe grâce à sa participation au sommet de Doha.
Le sommet arabe de Doha s'est, comme prévu, achevé hier soir par une manifestation de soutien au président soudanais Omar el-Béchir face à la Cour pénale internationale (CPI), mais l'objectif proclamé d'une « réconciliation interarabe » semblait plus éloigné que jamais. Le sommet arabe n'est pas parvenu à surmonter les dissensions profondes qui minent la Ligue arabe, à l'exception d'une rencontre, tenue lundi dans des circonstances troublantes, entre les chefs d'État saoudien et libyen, en brouille depuis six ans. En outre, le président égyptien Hosni Moubarak, en froid avec le Qatar, hôte du sommet, a boudé ce rendez-vous annuel, dont les travaux ont été, par ailleurs,...
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