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Moyen Orient et Monde - Israël

Netanyahu présente un cabinet de droite qui inquiète les Palestiniens

Le prochain Premier ministre a refusé de parler d'un État palestinien indépendant. Il s'en est aussi violemment pris à l'Iran, mettant en garde contre la possibilité pour ce « régime radical » de se doter de l'arme atomique.
« Je le dis aux dirigeants de l'Autorité palestinienne : si vous voulez vraiment la paix, il est possible d'arriver à la paix. Le gouvernement sous ma direction agira pour arriver à la paix sur trois volets : économique, sécuritaire et politique », a dit le prochain Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, en présentant son gouvernement à l'investiture du Parlement. « Nous mènerons des négociations de paix permanentes avec l'Autorité palestinienne en vue de parvenir à un accord final et nous ne voulons pas gouverner un autre peuple. Nous ne voulons pas contrôler le destin des Palestiniens », a-t-il ajouté. Dans le cadre d'un « accord définitif », a poursuivi M. Netanyahu, les Palestiniens « disposeront de tous les droits pour se gouverner eux-mêmes, sauf ceux susceptibles de constituer un danger pour la sécurité et l'existence de l'État d'Israël ». Mais il s'est gardé de parler d'un État palestinien indépendant.
M. Netanyahu, déjà Premier ministre de 1996 à 1999, a lu le programme de son gouvernement qui ne fait aucune mention d'un État palestinien et se borne à dire qu'il « s'engage à faire avancer le processus de paix avec nos voisins ».
Fortement dominé par les partis de droite et de l'extrême droite, le nouveau cabinet israélien suscite l'inquiétude quant à la poursuite du processus de paix avec les Palestiniens, M. Netanyahu étant opposé à un État palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza, dont la création est soutenue par les États-Unis et l'Europe. « Ces déclarations constituent un début qui n'est pas encourageant de la part de ce gouvernement », a déclaré à l'AFP Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. « L'administration américaine doit faire pression sur le gouvernement de Netanyahu pour qu'il s'en tienne aux fondements du processus de paix, à savoir la paix contre la terre. Cela signifie la restitution de tous les territoires palestiniens occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est », a-t-il ajouté.
« Nous ne voyons pas de différence entre les différents gouvernements israéliens. La dernière agression contre Gaza a été menée par un gouvernement israélien qui parle de paix », a déclaré de son côté le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh dans une interview publiée hier, se référant à l'offensive de décembre/janvier qui a fait plus de 1 400 morts, selon les Palestiniens. « Il vaut mieux à la rigueur avoir à la tête de l'entité (Israël) un gouvernement aux positions claires qu'un gouvernement qui assassine, détruit et assiège tout en parlant de paix », a-t-il ajouté.
À propos de l'Iran qu'Israël et l'Occident soupçonnent de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil, M. Netanyahu a affirmé que « le plus grand danger pour l'humanité et pour Israël provient de la possibilité d'un régime radical doté de l'arme atomique ». « Le peuple juif a tiré les leçons (de la Shoah), il ne peut pas baisser la tête devant des dictateurs qui menacent de le détruire. Contrairement à ce qui s'est passé au siècle dernier, nous avons aujourd'hui les moyens de nous défendre. Nous savons comment nous défendre », a-t-il ajouté.
Le nouveau gouvernement de coalition, qui compte trente ministres, dont M. Netanyahu, est le plus pléthorique dans l'histoire d'Israël. Il s'appuie sur une assise parlementaire de 69 députés sur les 120 de la Knesset. La coalition réunit, outre le Likoud (27 députés), Israël Beiteinou (15), les travaillistes (gauche-13), le Shass (orthodoxe sépharade-11) et le Foyer juif (colons-3).
« Je le dis aux dirigeants de l'Autorité palestinienne : si vous voulez vraiment la paix, il est possible d'arriver à la paix. Le gouvernement sous ma direction agira pour arriver à la paix sur trois volets : économique, sécuritaire et politique », a dit le prochain Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, en présentant son gouvernement à l'investiture du Parlement. « Nous mènerons des négociations de paix permanentes avec l'Autorité palestinienne en vue de parvenir à un accord final et nous ne voulons pas gouverner un autre peuple. Nous ne voulons pas contrôler le destin des Palestiniens », a-t-il ajouté. Dans le cadre d'un « accord...
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