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Liban - Attentat

État d’alerte dans les camps palestiniens

L'assassinat de Kamal Medhat, représentant adjoint de l'OLP au Liban, a suscité une série de réactions indignées au Liban. Pour les chefs palestiniens, la priorité est au calme, même si les fractions rivales sont en état d'alerte dans les camps.
Le président Michel Sleiman a pris contact avec le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abbas Zeki, pour lui présenter ses condoléances et dénoncer le crime. Au cours de l'entretien téléphonique, le chef de l'État a mis l'accent sur la nécessité de « faire prévaloir le calme afin de faire échec aux objectifs escomptés à travers cette opération ».
Commentant auparavant l'attentat de Miyé Miyé devant ses visiteurs, le président l'a considéré comme étant « inquiétant » à cause de son timing, et a jugé qu'il pourrait être l'œuvre d'Israël « qui cherche à creuser les divisions palestino-palestiniennes ».
Le député Marwan Farès ainsi que le FPLP-Commandement général ont également accusé Israël d'avoir assassiné Kamal Medhat.
Cependant, M. Mounir Maqdah, un des cadres du Fateh au Liban, s'est montré plus circonspect, même si la plupart des responsables palestiniens au Liban semblent croire que l'attentat est l'œuvre de l'État hébreu, selon l'ANI.
Par ailleurs, des représentants d'un grand nombre de factions palestiniennes et islamistes ont tenu hier une réunion à Aïn el-Héloué, sous la présidence de M. Maqdah, afin de « mettre l'accent sur l'unité des rangs palestiniens et de répondre aux meurtriers ». Selon les informations officielles à la presse, répercutées par l'ANI, la plupart des responsables palestiniens ont estimé que « les assassins travaillent pour le compte de l'ennemi sioniste qui essaie de provoquer un chaos en déstabilisant la situation au niveau de la sécurité dans les camps ».
De son côté, M. Maqdah a révélé l'existence d'« enregistrements audio de menaces adressées à l'ambassade de l'Autorité palestinienne ainsi qu'à M. Medhat », précisant qu'ils ont été remis aux autorités judiciaires libanaises. Il a refusé d'accuser qui que ce soit du meurtre, « en attendant le résultat des investigations ». « L'objectif de l'assassinat est de provoquer une tension dans les camps palestiniens et au Liban », a-t-il ajouté à la presse, précisant que les auteurs de l'attentat visaient aussi la sécurité du Liban ». M. Maqdah a souligné que les responsables palestiniens présents à la réunion étaient tous d'accord « pour ne pas transposer au Liban ce qui se passe à Gaza et en Cisjordanie entre le Fateh et Hamas ».
En réponse à une question, il a estimé que les assassins de Medhat « n'hésiteront pas à commettre d'autres crimes » et a réclamé une accélération de l'enquête.
La volonté palestinienne de calmer le jeu a été confirmée par des sources responsables palestiniennes, citées par l'agence al-Markaziya. Selon ces sources, les camps sont menacés à tout moment de secousses au niveau de la sécurité, qui seraient une réaction à ce qui se passe dans les Territoires. Selon les mêmes sources, les factions palestiniennes rivales dans les camps sont toutes dans un état d'alerte, surtout que le Hamas souhaite prendre le contrôle des camps au Liban, à travers « un coup d'État blanc » et non pas à travers le recours aux armes.
Citées également par al-Markaziya, des sources libanaises de sécurité ont indiqué que les services libanais concernés surveillent de près la situation dans les camps et prennent des mesures pour éviter que d'éventuels différends interpalestiniens ne s'étendent en dehors des camps.

Contacts avec Zeki
Au niveau officiel libanais, outre les condamnations de l'attentat, plusieurs personnalités ont pris contact avec M. Zeki pour lui présenter leurs condoléances. Citons notamment le Premier ministre, Fouad Siniora, le ministre de l'Information, Tarek Mitri, et le chef du PSP, Walid Joumblatt. M. Mitri a rendu un vibrant hommage à Medhat, soulignant, à l'instar du chef de la commission de dialogue libano-palestinien, Khalil Mekkaoui, l'importance du rôle qu'il a joué pour réunifier les Palestiniens autour de l'Autorité palestinienne et pour consolider les relations libano-palestiniennes sur des bases saines.
Parallèlement, l'attentat de Miyé Miyé a été l'occasion, pour d'autres personnalités libanaises, de revenir sur la question des armes palestiniennes en dehors des camps. Le député Atef Majdalani a plaidé pour une mise en application des résolutions de la conférence nationale de dialogue à ce sujet, soulignant que la sécurité des camps se répercute sur l'état de sécurité dans tout le pays. Selon lui, le gouvernement qui sera formé après les élections devra s'attaquer en priorité à cette question, quelle que soit la partie qui remportera le scrutin.
De son côté, le Front de liberté a réitéré dans un communiqué son appel à un désarmement des Palestiniens à l'intérieur et en dehors des camps, conformément aux résolutions de la conférence nationale de dialogue. Réuni sous la présidence de M. Fouad Abou Nader, il a estimé que le désarmement des réfugiés est de nature à barrer la voie à des problèmes entre les Palestiniens eux-mêmes, et entre les Palestiniens et les Libanais, partant du principe que « ce sont les armes palestiniennes qui protègent les ilôts de sécurité ».
Le président Michel Sleiman a pris contact avec le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abbas Zeki, pour lui présenter ses condoléances et dénoncer le crime. Au cours de l'entretien téléphonique, le chef de l'État a mis l'accent sur la nécessité de « faire prévaloir le calme afin de faire échec aux objectifs escomptés à travers cette opération ».Commentant auparavant l'attentat de Miyé Miyé devant ses visiteurs, le président l'a considéré comme étant « inquiétant » à cause de son timing, et a jugé qu'il pourrait être l'œuvre d'Israël « qui cherche à creuser les divisions...
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