Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Discours électoral d’un parti d’opposition

Par Salim F. DAHDAH
Au milieu du grand brouhaha qui illustre parfaitement la période préélectorale, et où les programmes, les discours, les promesses et les critiques, sonnent le grand départ d'une course de fond qui prendra fin le 7 juin 2009, un autre évènement politique non moins important se profile aussi, celui du grand retour aux nouvelles règles du jeu de la démocratie politique nationale. Après trente-trois années de chaos, et une vie politique nationale profondément perturbée par des atteintes préméditées aux valeurs républicaines de notre démocratie qui a subi bien malgré elle, des périodes d'éclipses partielles, ainsi que des zones d'ombre non moins inquiétantes, la voici qui réapparaît aujourd'hui, parée de tous ses atours. Elle se veut souveraine, libre, indépendante, juste, équitable et rassurante. Tous les partis crient haut et fort qu'ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour lui ouvrir largement la porte de sa réhabilitation et de son application de façon digne et sans faille, plaise à Dieu qu'ils s'en rappellent pendant toute cette campagne, ainsi que le jour des élections et à la lecture des résultats ou encore au moment de la formation du cabinet ministériel.
Mais pour détendre un peu l'atmosphère fiévreuse qui se propage déjà dans toutes les « écuries » politiques, j'ai pensé offrir aux lecteurs friands de nouvelles politiques concernant la cuisine électorale actuellement en gestation un texte reçu récemment sur mon mail, et qui pourrait servir de discours politique à un parti d'opposition, dont je tairai l'identité pour éviter les réactions excessives, incendiaires et haineuses de ses chefs, d'autant que le but poursuivi n'est pas de porter atteinte à quiconque, mais d'attirer l'attention des politiques en général sur la nécessité de bien réfléchir avant de lancer leurs attaques ou leurs critiques contre leurs adversaires, car elles pourraient se retourner contre eux.
 Voici donc le texte en question. Il est, certes, empreint de réalisme, mais ce qui est le plus surprenant, c'est que son contenu peut être lu et compris dans le sens contraire de son sens initial. Pour ce faire il vous suffira, après l'avoir lu de bout en bout, de le relire en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu'au début...
« Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
Nous ne lutterons pas contre
la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
La justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à
gouverner
avec les ruses de la vieille
politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
Soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
Nous ne permettrons d'aucune façon que
Nos enfants meurent de faim
Nous accomplirons nos desseins même si
Les réserves économiques se vident complètement
Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
Vous aurez compris qu'à partir de maintenant
Nous sommes avec Nicolas Sarkozy, la Nouvelle Politique ».
En conclusion, il est intéressant de souligner comment au travers d'un tel exercice, un discours exprime fondamentalement la notion de relativité d'un programme politique, qui ne devient réalité que lorsqu'il est effectivement appliqué !
Quant à ceux qui se sentiront visés par cette « allégorie », qu'ils ne s'en formalisent point, et qu'ils en tirent la leçon avec sagesse et sérénité !
Au milieu du grand brouhaha qui illustre parfaitement la période préélectorale, et où les programmes, les discours, les promesses et les critiques, sonnent le grand départ d'une course de fond qui prendra fin le 7 juin 2009, un autre évènement politique non moins important se profile aussi, celui du grand retour aux nouvelles règles du jeu de la démocratie politique nationale. Après trente-trois années de chaos, et une vie politique nationale profondément perturbée par des atteintes préméditées aux valeurs républicaines de notre démocratie qui a subi bien malgré elle, des périodes d'éclipses partielles, ainsi que des zones d'ombre non moins inquiétantes, la voici qui...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut