Lors d'une conférence de presse qu'il a tenue hier au siège de la BDL pour annoncer l'organisation les 2 et 3 avril de la 17e édition du Forum économique arabe en présence notamment du secrétaire général de l'Association des banques, Makram Sader, et du PDG du groupe al-Iktissad wal Aamal, Raouf Abou Zaki, le gouverneur de la Banque centrale a estimé que ce forum est devenu une date importante dans les programmes des responsables dans le monde arabe. Abordant de nouveau la conjoncture économique dans le pays, le patron de la BDL a rappelé l'excédent dans la balance des paiements qui a atteint en février dernier près de 318 millions de dollars, ce qui a entraîné un excédent cumulé au cours des deux derniers mois d'environ 683 millions de dollars. Il a considéré ces chiffres comme importants d'autant que les excédents au cours du premier trimestre de l'année sont en général inexistants.
Il a rappelé une nouvelle fois que le taux d'inflation pour 2009 ne dépasserait pas 4 %, faisant référence au taux d'inflation de février qui a été inférieur à 2,6 %. Il a également souligné que le taux de dollarisation des dépôts bancaires est de 68 %. Abordant le dossier des taux d'intérêt, Riad Salamé a considéré que la structure des taux restera stable en 2009 compte tenu de la confiance qui prévaut sur le marché local, mettant l'accent sur le fait que la BDL est en train d'émettre des certificats de dépôts pour absorber les liquidités en livre qui se trouvent sur le marché.
« Après le succès de l'opération de swap de certaines obligations et les nouvelles souscriptions, les taux d'intérêt sur les eurobonds sur le marché secondaire ont légèrement reculé alors que les taux de liquidités sont restés élevés. En réponse à une question au sujet de l'importance de la création d'un marché arabe commun pour faire face à la crise financière internationale, Riad Salamé a recommandé la création de marchés capitalistiques ouverts et régis par des législations qui ont des plateformes communes. « Cela pourrait aider à élargir les moyens de financement des sociétés privées du secteur privé et de l'État », a-t-il conclu.


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