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Liban - Citoyen Grognon

Aberrantes limites de vitesse

« Route sous surveillance par radar ». Du jour au lendemain, des panneaux rouges portant cette mention ont fleuri sur certaines voies rapides, notamment sur la route longeant le fleuve de Beyrouth, sur la route de Tahouita ou à l'entrée du port. Parallèlement, sur ces voies rapides et sur certaines autoroutes, notamment l'autoroute de Baabdate, des panneaux de limitation de vitesse ont été installés. Tous feux clignotants, des voitures de police flambant neuf font le guet de part et d'autre des routes, aux entrées de la capitale, dans l'attente des automobilistes contrevenants.
Décidant d'opter pour la prudence et de se conformer au code de la route, le citoyen tente alors de suivre à la lettre les limites de vitesse. Ici, alors qu'une voie large et dégagée s'offre à lui, il ne peut dépasser les 80 km/h. Là, sur une route aussi large et tout aussi dégagée, c'est à peine 70 km/h qu'il a le droit d'atteindre, allez savoir pourquoi. D'ailleurs, au bout de quelques centaines de mètres, les panneaux n'indiquent plus 80 ou 70, mais carrément 50 ou 40, lorsqu'il s'agit d'emprunter une bretelle, une pente ou un tournant.
Surpris par cette brusque contrainte, l'automobiliste n'a d'autre choix que de retenir sa voiture. Résigné, il freine alors et rétrograde, pour atteindre l'allure escargot réglementaire, sans vraiment comprendre le pourquoi du comment. Derrière lui, interloqués, le talonnant de près, les autres automobilistes le tancent d'un tonitruant et insultant klaxon, ou, pour le mieux, d'un appel de phares, histoire de montrer leur désapprobation, avant de le dépasser à grands fracas.
C'est désormais le cas sur de nombreuses routes où l'on vous impose des limites de vitesse aberrantes, que personne ne respecte d'ailleurs. C'est aussi le cas dans la capitale où vous ne pouvez dépasser les 50 km/h. Résultat, les contraventions pleuvent, prenant de court les automobilistes, même les plus prudents.
Dur, dur, ces contraventions ! Les automobilistes sont d'abord priés de se garer à droite avant de remettre leur permis de conduire à l'agent. Ce permis leur sera confisqué et ne leur sera rendu, en main propre, que lorsqu'ils auront réglé le montant de 50 000 LL.
La grogne monte, aussi bien du côté du citoyen que de la part des agents de police qui relèvent eux-mêmes certaines aberrations et essuient les récriminations des automobilistes mécontents. Récriminations qui dénoncent la pause aléatoire, et, en dépit du bon sens, des panneaux de limitation de vitesse.
Loin de nous l'idée de critiquer la bonne volonté des autorités de mettre un brin d'ordre dans ce chaos qui règne sur les routes et de réduire ainsi les accidents routiers. Mais encore faudrait-il que la réglementation sur les routes soit basée sur des données logiques et scientifiques. Ce qui n'est malheureusement pas le cas !
« Route sous surveillance par radar ». Du jour au lendemain, des panneaux rouges portant cette mention ont fleuri sur certaines voies rapides, notamment sur la route longeant le fleuve de Beyrouth, sur la route de Tahouita ou à l'entrée du port. Parallèlement, sur ces voies rapides et sur certaines autoroutes, notamment l'autoroute de Baabdate, des panneaux de limitation de vitesse ont été installés. Tous feux clignotants, des voitures de police flambant neuf font le guet de part et d'autre des routes, aux entrées de la capitale, dans l'attente des automobilistes contrevenants.Décidant d'opter pour la prudence et de se conformer au code de la route, le citoyen tente alors de suivre à la lettre les limites de vitesse. Ici, alors qu'une voie large et...
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