Évoquant les élections de 2005, Aoun a précisé que l'ancien vice-président du Conseil Michel Murr n'était pas une valeur ajoutée à sa propre force et, par conséquent, celle-ci ne diminuera pas cette année avec le départ de Murr. Prié de dire si le divorce est total entre lui et Michel Murr, Aoun a répondu : « Je fais comme s'il l'était. À moins qu'un événement important se produise. Mais je ne crois pas que l'on pourrait revenir à la situation de 2005. » En réponse à une autre question sur les élections au Metn, Aoun a affirmé que si cette échéance est qualifiée de « la mère des batailles », il considère qu'il va remporter celle-ci. Au sujet des Arméniens, Aoun a précisé que l'entente est totale avec eux. « Nous sommes des alliés politiques et leurs propos sont clairs. Ils ont une relation vieille de 40 ans avec Michel Murr et ils ne souhaitent pas la rompre. C'est pourquoi ils lui donneront leurs voix s'il est dans une autre liste que la nôtre, à condition qu'il n'y ait pas un candidat arménien sur cette liste. »
Aoun a aussi affirmé que les réconciliations entre les Arabes n'auront pas un impact sur les élections au Liban, et en principe, il y a des batailles dans la plupart des circonscriptions. Selon lui, les réconciliations entre les Arabes soulagent le Liban des conflits qui viennent de l'extérieur. En tout cas, si des compromis sont conclus, il n'en fera pas partie.
Aoun a rejeté les alliances électorales, précisant qu'en ce qui le concerne, ses alliances portent sur un programme déterminé et elles ne se modifieront pas le 7 juin à 18 heures. Il a affirmé qu'il n'utilise pas un langage violent, mais appelle les choses par leur nom. Par contre, dit-il, le discours des autres est truffé d'insultes. Au sujet de sa relation avec Bkerké, Aoun a répété que les portes ne sont pas fermées et les divergences politiques ne signifient pas l'hostilité ou l'animosité. Il a appuyé les propos du patriarche Sfeir sur la condamnation de « l'argent électoral ». Il a ensuite évoqué les pratiques utilisées par le camp du 14 Mars en matière de paiement des scolarités, des frais hospitaliers et médicaux et même des cautions judiciaires des prisonniers pour gagner des voix électorales.

