Organisé en collaboration avec la Société libanaise de fertilité et la Société libanaise de gynécologie-obstétrique, ce symposium sera essentiellement axé sur la chirurgie robotique. « Cette technique n'existe pas au Liban, explique le Dr Joseph Abboud, professeur d'obstétrique et de gynécologie à la faculté de médecine de l'Université Saint-Joseph. Nos gynécologues doivent toutefois rester informés des dernières avancées technologiques dans le domaine. »
Des chirurgies seront retransmises en direct à partir d'un hôpital en Turquie. Elles seront menées par l'un des pères de cette technique, le Dr Dan Smith.
« La chirurgie robotique est un moyen intermédiaire entre la chirurgie classique et la chirurgie endoscopique de haut niveau », poursuit le Dr Abboud. Elle a été pratiquée pour la première fois en 1985 et a pris un essor au cours des dix dernières années. Elle consiste à utiliser des robots dans l'exercice de la chirurgie.
Comparée à la chirurgie classique, la chirurgie robotique se caractérise par la précision, la miniaturisation, les petites incisions, les pertes de sang minimes, une douleur diminuée et un temps de guérison rapide. Elle permet aussi une articulation au-delà de la normale et la manipulation en trois dimensions.
Dans le domaine gynécologique, la chirurgie robotique est utilisée pour traiter les fibromes, l'endométriose, le prolapsus pelvien et les tumeurs féminines. En ayant recours à cette technologie, les gynécologues-obstétriciens peuvent effectuer une hystérectomie, des myomectomies et des curtages ganglionnaires de façon mini-invasive.
« La chirurgie mini-invasive est pratiquée au Liban, insiste le Dr Abboud. Il serait utile pour nos chirurgiens endoscopistes de constater si le robot est d'un appoint indispensable à leur activité. »
Également à l'ordre du jour de ce symposium, les fils sans suture et les nouveautés dans le traitement de l'infertilité.

