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Moyen Orient et Monde - Conflit Israélo-Palestinien

Gaza : les négociations sur un échange de prisonniers dans l’impasse

Le mouvement islamiste espère qu'Olmert « entendra la voix de la raison » et « reviendra à la table de négociation » pour conclure un accord sur l'échange des prisonniers.
Israël rejette les conditions posées par le Hamas pour la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza, a affirmé hier le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert. « Nous n'accepterons en aucune manière les conditions posées par le Hamas. Nous avons été généreux dans nos propositions et nous ne libérerons pas d'autres prisonniers que ceux que nous avons acceptés de relâcher », a déclaré M. Olmert dans un discours retransmis en direct à la télévision. « Au nom de l'État d'Israël et de son gouvernement, je déclare qu'il y a des lignes rouges que nous ne franchirons pas (...). Nous ne céderons pas aux exigences d'une organisation terroriste », a-t-il ajouté. « Nous continuerons donc de poursuivre nos efforts pour ramener Shalit chez lui. Nous n'épargnerons aucun effort, partout dans le monde », a encore dit M. Olmert.
De leur côté, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et le chef d'état-major de l'armée, le général Gaby Ashkenazi, ont estimé que les conditions posées par le Hamas pour libérer Shalit mettaient gravement en danger Israël, a indiqué hier un responsable israélien sous condition d'anonymat. Le responsable israélien a indiqué que certains des détenus, dont le Hamas réclame la libération, avaient été condamnés à 18, 22 ou 67 peines de prison à vie cumulées pour des attentats meurtriers. D'autres continuent encore de préparer des attaques à partir de leur cellule, a-t-il encore affirmé. Il n'a pas donné plus de détail sur les conditions posées par le Hamas. Israël a accepté d'élargir 320 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit qui a été capturé en Israël en juin 2006 par trois groupes armés palestiniens, dont l'un relevant du Hamas.
Plus tôt dans la journée, un autre responsable israélien sous couvert d'anonymat a indiqué qu'il n'y aura pas d'ouverture des passages vers la bande de Gaza tant que le soldat israélien ne sera pas libéré.
Israël « croit que le Hamas va accepter moins que le minimum sous la pression de la prochaine entrée en fonctions du gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahu, qui risque de ne pas être disposé à procéder à un échange » de prisonniers, a affirmé le représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, dans des déclarations publiées sur le site du groupe. « Lorsqu'il y aura une offre sérieuse d'Israël, nous serons disposés à la prendre en considération », a-t-il ajouté.
« J'espère que Ehud Olmert entendra la voix de la raison et reviendra à la table de négociation pour conclure un accord à partir de nos conditions », avait auparavant déclaré à Reuters M. Hamdane.
« Ehud Olmert a échoué dans sa mission de ramener mon fils. C'est un échec personnel pour lui », a de son côté déclaré Noam Shalit, le père du soldat détenu. Avant la réunion du cabinet, il a envoyé une lettre à M. Olmert dans laquelle il lui demande : « Malgré le prix élevé à payer de ramener Gilad avant la fin de ton mandat. » « Essaie de sauver mon fils ! » l'a-t-il imploré. Selon un sondage publié mardi par le quotidien israélien Yediot Aharonot, 69 % d'Israéliens sont favorables à la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat Shalit.
Israël rejette les conditions posées par le Hamas pour la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza, a affirmé hier le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert. « Nous n'accepterons en aucune manière les conditions posées par le Hamas. Nous avons été généreux dans nos propositions et nous ne libérerons pas d'autres prisonniers que ceux que nous avons acceptés de relâcher », a déclaré M. Olmert dans un discours retransmis en direct à la télévision. « Au nom de l'État d'Israël et de son gouvernement, je déclare qu'il y a des lignes rouges que nous ne...
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