Omar Souleimane, la figure clé des négociations indirectes entre Israël et le Hamas maître de la bande de Gaza, se trouvait à Washington mardi, a précisé ce responsable égyptien sous couvert de l'anonymat.
Le Hamas et le Fateh sont en conflit ouvert depuis que le mouvement islamiste, vainqueur des législatives de 2006, a délogé de Gaza par la force les fidèles du président Abbas en juin 2007.
"L'Égypte fait des efforts auprès de parties à l'étranger, notamment l'administration américaine, pour obtenir un accord sur une formule de compromis qui serait acceptable pour le Hamas et la communauté internationale", a déclaré à l'AFP Kayed el-Ghoul, délégué du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit se trouve pour sa part à Bruxelles, où il s'entretient avec divers responsables dont le chef de la diplomatie européenne Javier Solana.
Le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, ONU et Union européenne) refuse de discuter avec le Hamas, exigeant qu'il reconnaisse Israël, renonce à la violence armée contre l'État hébreu et accepte les précédents accords de paix signés entre Israéliens et Palestiniens.
Le Hamas rejette ces conditions.
Lors de sa visite, le 4 mars en Israël, la nouvelle chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait affirmé que son administration refuserait de travailler avec un gouvernement palestinien comprenant le Hamas si ce dernier ne reconnaissait pas Israël et ne renonçait pas à la violence.
"S'il y a un gouvernement d'union incluant le Hamas, alors nous attendons du Hamas qu'il respecte les principes posés par le Quartette", a-t-elle dit.
Depuis huit jours, les factions palestiniennes, dont les rivaux du Hamas et du Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, participent au Caire à des réunions de "réconciliation" en vue de la formation notamment d'un gouvernement "d'entente nationale".
Mais ces disucsions achoppent toujours, selon des négociateurs, sur le programme du prochain gouvernement.
"Les divergences subsistent sur la composition et le programme d'un gouvernement d'entente nationale", a dit lundi à l'AFP Abdel Rahim Mellouh, membre de l'exécutif de l'OLP.
Les divergences portent sur les engagements que devrait prendre le prochain gouvernement pour s'ouvrir à la communauté internationale.
Le Hamas est appelé dans ce contexte à reconnaître les accords conclus par l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) --qui a accepté la création d'un État palestinien aux côtés de l'État hébreu et a renoncé à la violence--, en vue de sa participation à un gouvernement d'entente nationale.
Le Hamas a affirmé qu'il pouvait "adhérer à un programme respectant les engagements de l'OLP sans s'y engager formellement".
Omar Souleimane, la figure clé des négociations indirectes entre Israël et le Hamas maître de la bande de Gaza, se trouvait à Washington mardi, a précisé ce responsable égyptien sous couvert de l'anonymat.
Le Hamas et le Fateh sont en conflit ouvert depuis que le mouvement islamiste, vainqueur des législatives de 2006, a délogé de Gaza par la force les fidèles du président Abbas en juin 2007.
"L'Égypte fait des efforts auprès de parties à l'étranger, notamment l'administration américaine, pour obtenir un accord sur une formule de compromis qui serait acceptable pour le Hamas et la communauté internationale", a déclaré à l'AFP Kayed el-Ghoul, délégué du Front...


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