« À ce rythme, nous pourrons atteindre les deux millions à la fin de l'année », pour un pays comptant près de quatre millions d'habitants, a indiqué Nada Sardouk.
Selon les chiffres du ministère, 96 902 étrangers ont visité le Liban en février, « qui représente généralement une basse saison », a précisé Mme Sardouk. Lors des six années précédentes, ce chiffre n'avait jamais atteint 70 000, a ajouté la responsable.
Selon elle, « ces données s'expliquent notamment par le calme prévalant depuis l'élection du président de la République Michel Sleiman » en mai 2008, après une longue période d'instabilité.
En 2008, le Liban avait fini par renouer avec les beaux jours du tourisme, avec 1,3 million de visiteurs étrangers sur l'année, soit comme en 2004.
« La promotion du pays par la presse étrangère et les multiples campagnes que nous avons lancées contribuent également à cet essor », assure Mme Sardouk.
Le prestigieux quotidien américain New York Times a ainsi classé Beyrouth comme première destination touristique en 2009, estimant qu'elle pourrait récupérer son titre de « Paris du Moyen-Orient ».
« En avril, nous allons convier des représentants de près de 200 agences de voyages pour leur faire visiter le pays et les encourager à inclure le Liban comme destination touristique dans leurs catalogues 2010 », a encore souligné la responsable.
Certains craignent toutefois que de nouveaux troubles dans le pays ne viennent briser cet élan, à l'approche des législatives du 7 juin.


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