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Moqtada Sadr critique la condamnation du lanceur de chaussures sur Bush

Le leader radical chiite irakien Moqtada Sadr a comparé vendredi la condamnation à trois ans de prison du journaliste qui avait lancé ses chaussures à la tête de George W. Bush aux procès de l'ancien régime de Saddam Hussein.

"La condamnation de Mountazer el-Zaïdi nous rappelle des procès similaires de l'ancien régime (de Saddam Hussein, ndlr), parce qu'il est un prisonnier de conscience et que son geste était celui d'un patriote", a dit Salah el-Obeidi, le porte-parole de Moqtada Sadr, interrogé par l'AFP à Najaf, au sud de Bagdad.

Mountazer el-Zaïdi, 30 ans, a été reconnu coupable jeudi d'agression sur un chef d'Etat étranger en visite officielle et puni de 3 ans de prison par la Cour criminelle centrale d'Irak.

"Nous estimons que ce jugement est mal choisi. Et nous rejetons ce verdict injuste et non patriotique", a ajouté le responsable du mouvement sadriste hostile aux Etats-Unis.

Lors d'une conférence de presse le 14 décembre, le journaliste s'était levé et avait crié au président américain qui effectuait une dernière visite en Irak : "c'est le baiser de l'adieu, espèce de chien", avant de lui lancer ses chaussures. Celles-ci n'avaient pas atteint leur cible.

L'ancien président américain a estimé jeudi soir, via son porte-parole, que cette condamnation était "une affaire qui concerne le système judiciaire irakien".

L'organisation Reporters sans frontières a appelé à sa libération et jugé que cette condamnation avait "un caractère cynique dans un pays où tellement d'assassins de journalistes n'ont pas été traduits en justice". La Fédération internationale des journalistes a qualifié la sentence de "disproportionnée".

Le leader radical chiite irakien Moqtada Sadr a comparé vendredi la condamnation à trois ans de prison du journaliste qui avait lancé ses chaussures à la tête de George W. Bush aux procès de l'ancien régime de Saddam Hussein.
"La condamnation de Mountazer el-Zaïdi nous rappelle des procès similaires de l'ancien régime (de Saddam Hussein, ndlr), parce qu'il est un prisonnier de conscience et que son geste était celui d'un patriote", a dit Salah el-Obeidi, le porte-parole de Moqtada Sadr, interrogé par l'AFP à Najaf, au sud de Bagdad.
Mountazer el-Zaïdi, 30 ans, a été reconnu coupable jeudi d'agression sur un chef d'Etat étranger en visite officielle et puni de 3 ans de prison par la Cour criminelle centrale d'Irak.
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