Le président de la Cour pénale internationale (CPI) Philippe Kirsch a déclaré hier que les juges pourraient demander au Conseil de sécurité des Nations unies d'intervenir si des États refusent d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir. « Si des États ne coopèrent pas, il existe des textes disant que la cour doit alors en référer » soit aux États parties de la CPI, soit au Conseil de sécurité des Nations unies, a indiqué M. Kirsch. « Nous devrions d'abord regarder ce qui se passe, comment les États réagissent, et ensuite il pourrait y avoir une action » des juges, a ajouté M. Kirsch, qui devait quitter hier, après six ans, son poste de premier président de la CPI. La veille, l'opposant islamiste Hassan al-Tourabi, sitôt libéré de prison, a apporté son soutien à la CPI dans son bras de fer contre le président Omar el-Béchir. « Les rapports internationaux doivent être régis par la justice. On doit accepter la justice internationale que ce soit contre nous ou pour nous », a déclaré M. Tourabi au lendemain de sa libération surprise. Par ailleurs, un accord a été conclu dimanche 8 mars entre le Soudan et l'ONU sur l'envoi au Darfour de trois missions techniques conjointes pour évaluer les besoins humanitaires d'urgence, a annoncé l'ONU hier. Cet accord, qui fait suite à la décision des autorités de Khartoum d'expulser du pays plus d'une dizaine d'ONG, doit permettre « d'adapter les plans d'urgence » à la nouvelle situation humanitaire dans la province soudanaise. Enfin, l'ambassade des États-Unis à Khartoum a autorisé hier l'évacuation de personnels non essentiels et la sécurité a été renforcée autour de l'ambassade de France sur fond de menaces d'un groupe islamiste contre les intérêts occidentaux.
Le président de la Cour pénale internationale (CPI) Philippe Kirsch a déclaré hier que les juges pourraient demander au Conseil de sécurité des Nations unies d'intervenir si des États refusent d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir. « Si des États ne coopèrent pas, il existe des textes disant que la cour doit alors en référer » soit aux États parties de la CPI, soit au Conseil de sécurité des Nations unies, a indiqué M. Kirsch. « Nous devrions d'abord regarder ce qui se passe, comment les États réagissent, et ensuite il pourrait y avoir une action » des juges, a ajouté M. Kirsch, qui devait quitter hier, après six ans, son poste de...
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