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Économie - Crise Financière

Sombres perspectives pour l’Europe, vains efforts des banques centrales

L'année 2009 s'annonce désastreuse pour l'économie de l'Europe, promise à une grave récession, selon la BCE, dont les efforts de baisse des taux, conjugués à ceux de la Banque d'Angleterre, ont été impuissants à enrayer la rechute des marchés.
Plusieurs indicateurs déprimants se sont cumulés hier : en tête, la prévision de croissance 2009 pour la zone euro, publiée par la BCE, qui pronostique une chute du PIB de 2,7 %, bien plus forte que le recul de 2 % craint par les analystes.
L'office de statistiques européen a aussi confirmé que l'économie en zone euro s'était contractée de 1,5 % au dernier trimestre 2008.
Autres mauvaises nouvelles, l'Espagne a annoncé une chute de 20,2 % de sa production industrielle en janvier, et la France une hausse du chômage à 7,8 % au 4e trimestre - plusieurs institutions et économistes parient même sur 10 % en 2010.
De quoi faire oublier l'embellie du rebond de 1,95 % de la Bourse de Tokyo hier.
En outre, en Allemagne, les ventes de détail ont reculé de 0,6 % en janvier, et au Japon, les investissements des entreprises ont reculé de 17,3 % sur un an au 4e trimestre 2008, la plus forte chute jamais enregistrée.
La plus grosse déception est venue de Chine, quand le Premier ministre chinois Wen Jiabao n'a annoncé aucun plan supplémentaire de relance, alors que les marchés imaginaient des injections de l'ordre de plusieurs centaines de milliards d'euros.
Les efforts des banques centrales pour rendre le crédit moins cher en Europe et même faire tourner la planche à billet ont été accueillis avec une complète indifférence.
Comme prévu, la Banque d'Angleterre ainsi que la BCE ont abaissé leurs taux directeurs, chacune d'un demi-point, les ramenant à des plus bas historiques (respectivement 0,50 % et 1,50 %).
La Banque d'Angleterre a aussi dégainé l'arme ultime, en se lançant dans la création monétaire, et la BCE a envisagé de l'imiter.
Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a promis de faire encore davantage, en déclarant que le taux directeur pourrait « descendre plus bas ». Ce qui a eu pour principal effet de faire dégringoler l'euro sous 1,25 dollar.
Les nouvelles venues des États-Unis n'étaient guère plus rassurantes. Pour la cinquième semaine consécutive, le pays a compté plus de 600 000 nouveaux chômeurs, plus précisément 639 000 dans la semaine close le 28 février.
C'est un petit peu moins que les 650 000 attendus par les marchés, et moins que le pic de 670 000 de la semaine précédente, mais sur quatre semaines, les nouveaux chômeurs américains marquent un plus haut depuis octobre 1982. Au 21 février, les États-Unis comptaient 5,106 millions de chômeurs indemnisés.
Du côté des entreprises, les constructeurs automobiles traversent leur plus mauvaise passe : le géant General Motors a évoqué une possibilité de faillite si Washington ne lui verse pas les milliards de dollars de rallonge qu'il réclame.
Résignées, toutes les places boursières accusaient sévèrement le coup, après leur progression de la veille.
Plusieurs indicateurs déprimants se sont cumulés hier : en tête, la prévision de croissance 2009 pour la zone euro, publiée par la BCE, qui pronostique une chute du PIB de 2,7 %, bien plus forte que le recul de 2 % craint par les analystes. L'office de statistiques européen a aussi confirmé que l'économie en zone euro s'était contractée de 1,5 % au dernier trimestre 2008.Autres mauvaises nouvelles, l'Espagne a annoncé une chute de 20,2 % de sa production industrielle en janvier, et la France une hausse du chômage à 7,8 % au 4e trimestre - plusieurs institutions et économistes parient même sur 10 % en 2010.De quoi faire oublier l'embellie du rebond de 1,95 % de la Bourse de Tokyo hier.En outre, en...
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