En visite à Madrid, Dmitri Medvedev a rejeté l'idée d'un donnant-donnant. « Si nous parlons d'une sorte d'échange, la question n'a pas été présentée de cette façon, car ce n'est pas constructif », a-t-il déclaré.
Dans la soirée, M. Obama a assuré que sa lettre n'était pas un marchandage offrant à la Russie de faire davantage pression sur l'Iran en échange d'un abandon par les États-Unis de leur projet de bouclier antimissile en Europe. « Ce que j'ai dit dans cette lettre, c'est ce que j'ai dit publiquement, à savoir que le système de défense antimissile dont nous avons parlé en Europe est dirigé non contre la Russie, mais contre l'Iran », a ajouté M. Obama.
Le responsable américain n'a pas donné de détails sur le contenu de la lettre ni sur la date à laquelle elle a été envoyée, mais selon le New York Times, elle a été adressée à Moscou il y a trois semaines. Cette lettre ne contient « pas de propositions concrètes ou d'initiatives mutuellement contraignantes » concernant le bouclier antimissile, a déclaré de son côté la porte-parole du Kremlin Natalia Timakova.
Interrogée sur l'article du New York Times au cours d'une conférence de presse lors de sa première visite en tant que secrétaire d'État en Israël, Hillary Clinton s'est contentée de répondre que le système de défense antimissile avait « toujours eu pour but de dissuader toute attaque de missile venant d'Iran ». Mme Clinton a indiqué qu'elle discuterait en détail de la question lors de sa rencontre vendredi, à Genève, avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov.
Les États-Unis négocient avec la Pologne et la République tchèque l'installation sur leur territoire de dix intercepteurs de missiles et d'un système de radar afin de faire face à un éventuel tir de missile venant par exemple de l'Iran.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve