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Liban - Citoyen Grognon

À vau-l’eau

La nouvelle est tombée comme un couperet : le budget 2009 ne prévoit aucun financement de projets hydrauliques. Et pourtant, la seule et unique solution au problème du manque d'eau réside dans la construction de barrages, comme prévu d'ailleurs dans un plan décennal.
Malgré l'urgence, les projets hydrauliques ne semblent pas constituer une priorité pour nos chers ministres, bien trop occupés à se crêper le chignon plutôt qu'à penser améliorer le quotidien du citoyen, ou à envisager l'avenir des générations futures.
Certains vous diront aussi, comme pour se disculper, que les 30 millions de dollars nécessaires à la mise en place de barrages ne sont pas disponibles et qu'il est important de dépenser le budget de l'État avec parcimonie.
Drôle de théorie, lorsque l'on sait pertinemment bien l'importance que représentent les investissements à long terme pour le développement d'un pays.
Le citoyen avait pourtant osé espérer que ses problèmes liés à la pénurie d'eau toucheraient à leur fin. Il avait osé rêver qu'il recevrait enfin l'eau courante dont il est totalement privé, surtout lorsqu'il a la malchance d'habiter certaines régions comme le Metn, ou bien d'autres encore. Car il n'en peut plus de devoir régler en double ses factures d'eau : celle de l'Office des eaux et celle des citernes privées.
Ce qu'il déplore aussi, le citoyen, c'est l'injustice dans la distribution et la facturation de l'eau. Une injustice qui fait que l'eau coule à flots chez certains privilégiés, alors que d'autres n'en reçoivent pas la moindre goutte. Une injustice qui pousse nombre de citoyens à la surconsommation, voire au gaspillage, alors que d'autres la dépensent au compte-gouttes. Et dire qu'en matière de tarification, tous les citoyens sont logés à la même enseigne.
Car il n'est pas rare d'assister, en plein été, à des scènes aussi hallucinantes que révoltantes, de personnes lavant le trottoir et la rue devant chez elles à grande eau, rien que pour rafraîchir un peu l'atmosphère. Des pratiques qui devraient être rigoureusement interdites et sévèrement punies, mais qui ont la vie dure, en l'absence de campagnes de sensibilisation et d'une politique concrète de la part des autorités.
L'hiver est sur le point de faire ses adieux. Finalement, les pluies ont été au rendez-vous, même si elles se sont fait attendre. Certes, elles auront été bénéfiques à l'agriculture et aux nappes phréatiques. Mais alors que la majeure partie des précipitations continue de se déverser dans la mer et que le réchauffement planétaire se concrétise, le citoyen se demande pourquoi rien n'est encore entrepris pour stocker cette eau si précieuse et l'utiliser de manière plus adéquate.
La nouvelle est tombée comme un couperet : le budget 2009 ne prévoit aucun financement de projets hydrauliques. Et pourtant, la seule et unique solution au problème du manque d'eau réside dans la construction de barrages, comme prévu d'ailleurs dans un plan décennal.Malgré l'urgence, les projets hydrauliques ne semblent pas constituer une priorité pour nos chers ministres, bien trop occupés à se crêper le chignon plutôt qu'à penser améliorer le quotidien du citoyen, ou à envisager l'avenir des générations futures. Certains vous diront aussi, comme pour se disculper, que les 30 millions de dollars nécessaires à la mise en place de barrages ne sont pas disponibles et qu'il est important de...
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