Après le recul de 0,5 % au troisième trimestre, c'est le deuxième trimestre consécutif de baisse du PIB, ce qui n'était pas arrivé depuis la récession de l'automne hiver 1990-1991.
Sur l'année 2008, la croissance américaine - la plus faible depuis 2001 - a atteint 1,1 %, contre 1,3 % précédemment annoncé.
Pour sa part, le Japon a annoncé une chute sans précédent de 10 % de sa production industrielle en janvier par rapport à décembre et de 41 % de la production automobile. Les exportations ont baissé de 45,7 % sur un an, et la consommation des ménages de 5,9 %.
Deux nouveaux pays européens ont basculé dans la récession : la Finlande (baisse de 1,3 % du PIB au 4e trimestre) et le Danemark (baisse de 2 % au 4e trimestre), alors que la Suède s'y enfonce (-2,4 % au 4e trimestre).
Les Bourses mondiales évoluaient dans le rouge hier.
L'annonce d'une aggravation du chômage en zone euro à 8,2 % en janvier (plus de 13 millions de chômeurs), le taux le plus haut depuis septembre 2006, a confirmé l'étendue de la crise. Même si le ralentissement de l'inflation de la zone euro à 1,1 % sur un an, son plus bas depuis juillet 1999, ouvre la voie à une baisse des taux de la Banque centrale européenne.
Le secteur bancaire reste sinistré et les États continuent à intervenir, le plus souvent en entrant au capital des banques.
Le Trésor américain va convertir en actions ordinaires quelque 25 milliards de dollars d'actions préférentielles qu'il avait obtenues en échange de l'octroi de 45 milliards de dollars à Citigroup ces derniers mois, mais qui ne lui donnaient pas de droit de vote.
Cette montée au capital constituerait une nationalisation partielle pouvant aller jusqu'à 36 % du capital de Citigroup.
Wall Street n'a pas apprécié et le titre de Citigroup a chuté en séance d'environ 30 % après cette annonce.
Le président américain Barack Obama envisage de dépenser 250 milliards de dollars supplémentaires pour sauver les banques américaines.
L'organisme américain de refinancement hypothécaire Fannie Mae a quant à lui dévoilé une perte gigantesque de 58,7 milliards de dollars en 2008 et réclamé à l'État américain 15,2 milliards de dollars pour se renflouer.
En Autriche, Erste Bank, première banque cotée d'Autriche et numéro deux en Europe centrale, a confirmé une baisse de près de 27 % de son bénéfice 2008.
L'Europe centrale reste au centre des préoccupations, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque mondiale se sont engagées hier à apporter jusqu'à 24,5 milliards d'euros d'aides et de financements aux banques et entreprises de cette zone.
En Grande-Bretagne, après le cauchemar de RBS jeudi - mais qui s'est vu octroyer de fortes garanties de l'État -, la Lloyds Banking Group, issue du rapprochement des groupes HBOS et Lloyds TSB, dont l'État britannique a pris 43,4 %, négocie elle aussi avec l'État pour qu'il assure ses actifs risqués.
Côté automobile, Opel, filiale allemande de General Motors, espère l'aide de Berlin: elle pourrait vendre une usine à Daimler en échange d'une injection de fonds de l'État, selon la presse. Opel aurait besoin de 3,3 milliards d'euros.


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