Colombie
Trois ex-otages racontent leur relation difficile avec Betancourt
Trois Américains otages des FARC pendant plus de cinq ans publient, près de huit mois après leur libération, un récit qui relate leurs relations souvent tendues avec leur ancienne compagne de détention, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. « Égoïsme, orgueil et arrogance » : c'est ainsi que les compagnons de captivité décrivent le comportement de la femme politique colombienne. Dans ce livre intitulé Hors de captivité, survivre 1 967 jours dans la jungle colombienne, ils racontent leurs années de survie et leur libération par l'armée colombienne. Ingrid Betancourt y est présentée comme une femme capable d'imposer sa volonté non seulement à ses compagnons d'infortune, mais aussi à ses geôliers. Dans d'autres passages du livre, les anciens prisonniers évoquent cependant une personne dotée d'une grande sensibilité.
Bangladesh
Plus de 70 morts dans la mutinerie de Dacca
La mutinerie mercredi et jeudi à Dacca des Bangladesh Rifles (BDR) a fait plus de 70 morts, dont le commandant de cette unité paramilitaire, le général Shakil Ahmad, a rapporté un responsable des services de secours. Ce bilan pourrait s'alourdir car on est sans nouvelles de nombreux officiers tombés aux mains des mutins. Un officier rescapé a déclaré avoir vu les mutins abattre le général Ahmad, et le gouvernement a annoncé hier la nomination du général Moinul Hossain pour le remplacer à la tête des BDR. Plus de 50 cadavres supplémentaires ont été retrouvés dans le complexe qui abrite le quartier général des BDR, s'ajoutant au précédent bilan qui faisait état de 23 morts, dont quatre civils. Le mouvement s'était étendu à une dizaine de casernes des BDR à travers le pays, où tout est également rentré dans l'ordre hier.
Rwanda
Le TPIR condamne un prêtre catholique à 25 ans de prison
L'abbé Emmanuel Rukundo a été condamné hier à 25 ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) après avoir été reconnu coupable de génocide, assassinats et extermination, a déclaré le juge Joseph Asoka de Silva, au terme de la lecture du résumé du jugement du tribunal basé à Arusha, en Tanzanie. « Les actes de Rukundo faisaient bel et bien partie du génocide. Lorsqu'il commettait ses crimes, il avait l'intention de détruire en tout ou en partie le groupe ethnique tutsi », a ajouté le juge. La Chambre a par ailleurs conclu que l'homme d'Église avait « agressé sexuellement le témoin CCH (une femme tutsi) comme celle-ci l'a décrit » dans son témoignage. Le 20 février 2008, le substitut du procureur, le Camerounais William Egbe, avait requis la prison à perpétuité contre l'abbé Rukundo. La défense avait de son côté demandé l'acquittement.
Caucase
Tbilissi accuse les Abkhazes d'expulser des familles géorgiennes
La Géorgie a accusé hier les séparatistes abkhazes d'avoir expulsé une soixantaine de familles géorgiennes. L'Abkhazie a aussitôt démenti. Selon le ministère géorgien de l'Intérieur, des miliciens ont pénétré dans le village abkhaze d'Otobaïa, près de la frontière de facto entre la Géorgie et la province sécessionniste, à la recherche d'un suspect. Ils ont fouillé les maisons, ordonné aux habitants de s'en aller et de ne pas revenir tant que l'homme qu'ils recherchaient ne leur serait pas remis, a dit le porte-parole du ministère, Chota Outiachvili. Les observateurs de l'Union européenne dans la région ont confirmé qu'une quarantaine d'habitants géorgiens d'Otobaïa avaient passé la nuit dehors, à la frontière.
Zimbabwe
Mugabe juge « absurdes » les exigences des Occidentaux
Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, juge « absurde » la position des pays occidentaux qui exigent, notamment, le rétablissement de la liberté de l'information au Zimbabwe en échange de la levée de leurs sanctions. Des dizaines de journalistes ont été poursuivis, arrêtés ou expulsés ces huit dernières années du Zimbabwe, où des journalistes étrangers ne sont pas autorisés à être basés en permanence. M. Mugabe a déclaré que l'Occident devait lever sans poser de conditions ses sanctions, qu'il juge « injustes, illégales et racistes ».
Trois Américains otages des FARC pendant plus de cinq ans publient, près de huit mois après leur libération, un récit qui relate leurs relations souvent tendues avec leur ancienne compagne de détention, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. « Égoïsme, orgueil et arrogance » : c'est ainsi que les compagnons de captivité décrivent le comportement de la femme politique colombienne. Dans ce livre intitulé Hors de captivité, survivre 1 967 jours dans la jungle colombienne, ils racontent leurs années de survie et leur libération par l'armée colombienne. Ingrid Betancourt y est présentée comme une femme capable d'imposer...

