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Économie - Liban - Polémique

Aridi dénonce la « mauvaise exécution » de certains travaux par le CDR

Le ministre a déploré « les dégâts causés » par le Conseil du développement et de la reconstruction à Baabda, dans le Hermel et à Jezzine.
Le ministre des Travaux publics, Ghazi Aridi, a appelé hier à appliquer au Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) « les mêmes règles qui sont imposées aux ministères en matière de responsabilité ». Il s'est également fait l'écho des doléances qui lui ont été présentées par plusieurs municipalités au sujet des travaux menés par le CDR, déplorant « la mauvaise exécution » de certains chantiers par l'organisme rattaché au Premier ministre.
« Certaines municipalités m'ont informé que des institutions étatiques creusent des trous et des tranchées dans la chaussée sans mener de travaux ensuite, a affirmé Ghazi Aridi. L'on demande ensuite au ministère des Travaux d'asphalter les routes pour réparer les dégâts causés par ces institutions. (...) Ils ont la chance que j'aie accepté de conduire des travaux de réparation aux frais de mon ministère, bien que les chantiers concernés n'entrent pas dans le domaine de nos compétences. »
« J'entends des chuchotements dans mon entourage comme s'il était interdit de demander des comptes au CDR. Ceci est inadmissible et je parle notamment des travaux menés par le Conseil du développement et de la reconstruction à Jezzine », a-t-il poursuivi.
Interrogé par L'Orient-Le Jour, le ministre a expliqué que « plusieurs chantiers conduits par le CDR dans des villages du caza de Jezzine ont été mal exécutés ». « Leur construction et leur développement à Jezzine sont extrêmement mauvais, a-t-il ajouté. De plus, la municipalité de Baabda se plaint des trous qu'ils ouvrent dans la chaussée. Ils ont également très mal exécuté les travaux de l'autoroute Hermel-Jbab el-Homr. »
« Par ailleurs, le CDR a demandé à un publicitaire de retirer sans délais ses panneaux suspendus le long d'un pont, sous prétexte que ce dernier devait être remis au ministère des Travaux, alors que ce n'est pas vrai, a-t-il déclaré. Après enquête, j'ai découvert qu'il y a eu un versement de pot-de-vin pour éviter un retrait des panneaux ! Qu'ils encaissent les sommes qu'ils veulent, qu'ils se jouent de la population, mais nul n'a le droit d'impliquer mon ministère dans ce type d'affaires. »
Par ailleurs, « certains entrepreneurs de travaux publics ne répondent même pas aux présidents des conseils municipaux et abandonnent les chantiers, a-t-il noté. (Le CDR) doit appliquer la loi. Les infractions doivent cesser et tous les chantiers doivent être contrôlés et surveillés. Suite aux inondations causées par les intempéries à Wata el-Moussaitbé, j'ai saisi l'Inspection centrale. L'on m'a répondu que cette dernière n'a aucun pouvoir sur le CDR et ne peut enquêter en la matière ! Qui veille donc aux intérêts de la population ? »
« Moi, j'applique la loi dans mon ministère, a lancé Ghazi Aridi. J'ai déduit 200 mille dollars du contrat d'aménagement de l'autoroute Hermel-Bouayda. J'ai rompu également plusieurs contrats d'entrepreneurs qui ont violé leurs obligations, notamment à Abboudiyeh. »
Et le ministre de conclure : « Les institutions n'appartiennent à personne. Je ne suis pas à la tête de mon ministère pour couvrir l'incurie de certains ou les violations de la loi qu'ils commettent. Je refuse ceci, quoi qu'en pensent la majorité ou l'opposition. »
Le ministre des Travaux publics, Ghazi Aridi, a appelé hier à appliquer au Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) « les mêmes règles qui sont imposées aux ministères en matière de responsabilité ». Il s'est également fait l'écho des doléances qui lui ont été présentées par plusieurs municipalités au sujet des travaux menés par le CDR, déplorant « la mauvaise exécution » de certains chantiers par l'organisme rattaché au Premier ministre.« Certaines municipalités m'ont informé que des institutions étatiques creusent des trous et des tranchées dans la chaussée sans mener de travaux ensuite, a...
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