Michaël Llodra, finaliste à Marseille où il a décroché le titre en double associé à Arnaud Clément, est appelé comme remplaçant.
La composition de l'équipe peut être modifiée jusqu'au tirage au sort, qui aura lieu le 5 mars.
« J'ai retenu les quatre joueurs les mieux classés plus Michaël Llodra car il est très important de partir avec cinq joueurs », a dit Guy Forget dans un communiqué de la Fédération française de tennis.
« Je risque d'avoir besoin des cinq (...). Les cinq, par leur niveau de jeu, leur force du moment, me paraissent indispensables. Le plus important, c'est la qualité de jeu qu'ils vont avoir sur le court face aux Tchèques. »
L'équipe de la République tchèque sera emmenée par Radek Stepanek, 16e mondial et déja vainqueur cette saison des tournois de Brisbane en janvier et de San Jose en début de mois. Il a également disputé la finale du tournoi de Memphis la semaine dernière.
Une équipe homogène
Il sera secondé par Tomas Berdych, ancien membre du top 10 retombé au 23e rang de la hiérarchie internationale.
« Moi, j'ai la chance d'avoir une équipe homogène avec plusieurs possibilités. L'équipe est certes inexpérimentée en Coupe Davis, mais tous ces joueurs ont une bonne expérience des grands matches. Après, c'est vrai qu'il y a l'enjeu, le public très hostile. Ce sont des choses qu'on ne connaît pas forcément quand on n'a jamais joué de rencontre de Coupe Davis », a prévenu Guy Forget.
« Le fait de jouer pour son pays, pour son équipe, pour ses copains, parfois, ça rajoute un surcroît de pression. Mais les uns et les autres ont fait preuve de capacités mentales au-dessus de la norme. »
La dernière victoire de la France en République tchèque remonte à 1926. Depuis, les Français y ont subi cinq défaites. Une statistique qui ne plaide pas en faveur des Bleus.
« C'est gentil de me rappeler cette statistique, je ne la connaissais pas ! Moi qui étais relativement serein, c'est quelque chose qui me fait plaisir », a avoué Forget.
« Si je m'en tiens aux statistiques, je vais donc dire qu'on va là-bas pour essayer de faire mieux que les autres fois.
Mais en fait, je vais là-bas, comme tous les joueurs d'ailleurs, en me disant : "OK, on respecte les Tchèques, ils sont forts, mais c'est une rencontre que l'on peut gagner". »
« Je crois que c'est assez équilibré, franchement. C'est très ouvert même si les Tchèques ont l'avantage du public. On va là-bas avec de grandes ambitions. »
« On est plus forts »
D'autant qu'avec trois joueurs classés parmi les 15 meilleurs du monde, la France est favorite sur le papier.
« On ne va pas se prendre la tête avec le fait qu'on doit gagner. On ne "doit" pas gagner, ce que l'on doit faire c'est donner le maximum. Après, le résultat sera ce qu'il sera. Mais on espère que l'on reviendra avec une victoire. »
Et l'espoir aussi de passer enfin le stade des quarts de finale de l'épreuve, ce que les Français ne sont plus parvenus à faire depuis trois ans.
« Les autres années, quand on a perdu, notamment contre la Russie, l'équipe adverse était à chaque fois plus forte que nous.
On a perdu chez nous à l'arrachée, on a perdu chez eux des matches très disputés aussi. L'année dernière, on a perdu contre les États-Unis avec une équipe, je ne dirais pas décimée, mais disons que Jo n'était pas là et que s'il avait été là, les choses auraient pu être différentes », rappelle Forget.
« Là, avec une année de plus, un peu plus de métier, un peu plus d'expérience, et, j'espère, avec des joueurs prêts physiquement pour relever le défi, on est plus fort. »
Les Français se retrouveront pour préparer cette rencontre dès samedi matin, à Roland-Garros, avant de s'envoler dimanche après-midi pour Ostrava.

