À Awkar, c'est le silence après les critiques virulentes formulées par le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, visiblement très mécontent que le sénateur américain John Kerry n'ait pas jugé bon de le rencontrer lors de son tout récent passage à Beyrouth, estimant que cet oubli est un affront au b.a.-ba de la diplomatie. « Ce n'est pas la première fois », déplore le locataire du palais Bustros, qui en veut aussi à d'autres responsables américains qui ont fait escale dans la capitale libanaise sans passer par son bureau, même du temps avant l'accord de Doha où il boycottait les Conseils des ministres. Le plus grave étant que le ministre Salloukh a décoché ses flèches contre des personnes qu'il n'a pas nommées, estimant que par « nos actes, nous encourageons cette administration (et d'autres) à dépasser les limites et à bafouer les us et coutumes ». Des sources diplomatiques se sont aussitôt demandé si Faouzi Salloukh vise par ses critiques l'ambassadrice américaine Michelle Sison et si oui, pourquoi ne l'a-t-il pas informée de ses récriminations au lieu de critiquer d'autres ambassadeurs qui n'incluent pas le palais Bustros dans l'agenda de visites de leurs ressortissants. « Au lieu de généraliser ces critiques, le ministre Salloukh aurait pu convoquer les contrevenants et leur faire remarquer que leurs actes violent la convention de Vienne de 1961 », juge un ambassadeur européen de premier plan. Ces sources se sont également demandé quel pôle libanais Faouzi Salloukh vise-t-il lorsqu'il accuse des responsables libanais d'encourager les visiteurs étrangers à ne pas prendre rendez-vous auprès de lui. Vise-t-il le président Sleiman qui l'a écarté lors de son entretien avec John Kerry au profit du Premier ministre Fouad Siniora et du ministre de l'Information Tarek Mitri, qui était le chef de la diplomatie p.i. avant l'accord de Doha ? Apparemment, ajoutent ces sources, John Kerry est plus sensible aux charmes de Tzipi Livni qu'à ceux de Fawzi Salloukh, puisqu'il ne s'est pas contenté de s'entretenir avec la ministre israélienne sortante des AE, mais il l'a accompagnée jusqu'au kibboutz de Sderot. Elles se demandent cependant pourquoi le ministre Salloukh ne critique pas les ministres arabes des AE qui ne sont pas en contact permanent avec lui et qui lui préfèrent le Premier ministre, et lui demandent de patienter jusqu'au sommet de Charm el-Cheikh, où il représentera le Liban et où il pourrait, peut-être, s'entretenir avec quelqu'un de plus important que John Kerry : la secrétaire d'État elle-même, Hillary Clinton.
À Awkar, c'est le silence après les critiques virulentes formulées par le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, visiblement très mécontent que le sénateur américain John Kerry n'ait pas jugé bon de le rencontrer lors de son tout récent passage à Beyrouth, estimant que cet oubli est un affront au b.a.-ba de la diplomatie. « Ce n'est pas la première fois », déplore le locataire du palais Bustros, qui en veut aussi à d'autres responsables américains qui ont fait escale dans la capitale libanaise sans passer par son bureau, même du temps avant l'accord de Doha où il boycottait les Conseils des ministres. Le plus grave étant que le ministre Salloukh a décoché ses...
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