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Économie

Le brut reprend du terrain après la baisse surprise des stocks américains

Les prix du brut évoluaient en hausse hier, après la publication de stocks américains qui se sont affichés, contre toute attente, en baisse aux États-Unis.
Le pétrole américain avait été fortement handicapé, lors des séances précédentes, par la montée des stocks de brut aux États-Unis, notamment au terminal de stockage de Cushing, dans l'Oklahoma (sud des États-Unis), lieu de livraison des contrats du Nymex. Or les stocks de pétrole brut se sont affichés en recul la semaine dernière aux États-Unis contre toute attente, après plusieurs semaines de hausse, tout comme ceux de produits distillés, selon les chiffres du département américain à l'Énergie (DoE).
Les réserves de brut ont baissé de 200 000 barils, à 350,6 millions de barils, au cours de la semaine achevée le 13 février. Ce chiffre prend à contre-pied les estimations des analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, qui prévoyaient une hausse de 2,7 millions de barils.
Côté demande, sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 20 millions de barils par jour de produits pétroliers, une demande quasiment stable comparé à un an plus tôt (-0,1 %). La consommation d'essence notamment a progressé, en hausse de 0,8 %, et celle de produits distillés de 0,3 %.
Les raffineries américaines ont un peu accéléré leurs cadences, fonctionnant à 82,3 % de leurs capacités contre 81,6 % la semaine précédente.
Cependant, les craintes sur la demande restaient fortes, notamment avec « une série d'indicateurs macroéconomiques qui ont mis le Brent sous pression, le faisant passer sous 40 dollars pour la première fois depuis fin décembre », selon les analystes de Barclays Capital.
Le baril échangé à Londres est en effet passé sous 40 dollars mercredi et jeudi, avec les doutes des investisseurs quant à l'efficacité des plans de relance américains et des chiffres inquiétants sur le recul de la croissance au Japon et en zone euro.
Après avoir connu en 2008 son premier repli en 25 ans, la consommation mondiale de pétrole brut devrait encore s'affaiblir cette année, selon la plupart des experts du secteur.
« Le récent désarroi provoqué par les potentielles difficultés financières des pays d'Europe de l'Est a certainement été atténué par l'annonce que l'Allemagne réfléchissait à un plan d'aide ainsi que par les mesures prises pour sauver des banques », ajoutait Brenda Sullivan de Sucden.
En effet, l'Allemagne a décidé mercredi de recourir aux grands moyens : elle pourra si besoin est les nationaliser en dépossédant les actionnaires, une première depuis la Seconde Guerre mondiale, qui permettrait potentiellement de prendre le contrôle et de sauver la banque Hypo Real Estate.
Cette mesure a fortement apaisé les marchés hier et le dollar, valeur refuge des investisseurs, a reculé sur l'ensemble des échanges européens.
Les prix du brut évoluaient en hausse hier, après la publication de stocks américains qui se sont affichés, contre toute attente, en baisse aux États-Unis.Le pétrole américain avait été fortement handicapé, lors des séances précédentes, par la montée des stocks de brut aux États-Unis, notamment au terminal de stockage de Cushing, dans l'Oklahoma (sud des États-Unis), lieu de livraison des contrats du Nymex. Or les stocks de pétrole brut se sont affichés en recul la semaine dernière aux États-Unis contre toute attente, après plusieurs semaines de hausse, tout comme ceux de produits distillés, selon les chiffres du département américain à l'Énergie (DoE).Les...
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