Ce double come-back intervient en effet alors que l'entraîneur marseillais Éric Gerets ne pourra aligner dans cette compétition ni Sylvain Wiltord ni le Brésilien Brandao. Titulaires à la pointe de l'attaque en principauté, les deux hommes, recrutés lors du mercato d'hiver, ne sont pas qualifiés pour l'Europe, puisqu'ils l'ont déjà disputée avec leur clubs précédents, Rennes et Donetsk.
Il semble acquis que Gerets titularisera Koné. L'international ivoirien a fait son retour dimanche après sa fracture de l'arcade zygomatique le 28 janvier à Lyon en Coupe de France, jouant casqué à la manière d'un rugbyman.
« C'est lui qui a pris la décision. Avant le match, je lui ai demandé comment il se sentait. Il m'a dit : "Si tu as besoin, tu peux compter sur moi" », explique Gerets qui a donc entendu le message, lançant l'ancien Niçois à la 67e minute en remplacement de Wiltord.
Dix minutes plus tard, d'un lob subtil, Koné donnait la victoire à l'OM (1-0) pour son septième but de la saison. Le dernier remontait à la 13e journée, à Grenoble. « Ces derniers matches, je ne dis pas qu'il était mauvais, loin de là, mais il ne marquait plus et se posait quelques questions. Quand il n'est pas là, il nous manque de la vitesse pure dans notre secteur offensif », poursuit Gerets qui va désormais devoir gérer une concurrence plus dense dans ce domaine, d'autant que Niang revient aussi de blessure.
« Mieux physiquement »
« Baky ne s'est jamais découragé, il est toujours disponible et défend beaucoup sur les côtés. Il fait vraiment du bien », affirme aussi le milieu marseillais Karim Ziani, qui connaît Koné depuis leur passage commun à Lorient en 2004-2005.
Ben Arfa a, lui aussi, flambé dimanche. Il faut remonter à l'automne pour trouver un tel impact de l'ancien Lyonnais dans le jeu. Au départ de l'action sur le but de Koné, il a fait également une impressionnante percée plein axe pour servir encore l'Ivoirien dans des conditions qui auraient pu déboucher sur un deuxième but.
Il n'a pas non plus rechigné à la tâche défensive, son point faible chronique cette saison qui lui vaut les reproches récurrents de Gerets et explique, en plus de ses problèmes aux adducteurs et un état grippal récent, une mise à l'écart régulière.
« Il est mieux physiquement. Et je ne vois pas pourquoi, dans ces conditions, il ne serait pas capable de faire les mêmes matches qu'en début de saison », se félicite Gerets, qui sait fort bien que « l'une de ses plus grosses qualités est de passer facilement son adversaire pour faire mal après ».
Tout en insistant sur la nécessaire « discipline » que le jeune international se doit d'observer dans le jeu. Et sur le fait que, vu la forme actuelle de Valbuena, efficace dans l'axe derrière les deux attaquants, Ben Arfa doit « nécessairement » jouer dans une autre position que celle-ci. La concurrence s'aiguise.

