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Liban

Geagea : Leur plan est clair, rogner l’influence de l’État

(...) « Depuis trente ans, nos leaders sont tués, mais l'histoire ne pardonne pas, a déclaré le leader des Forces libanaises, Samir Geagea. Le tribunal est là, et il est temps de réclamer des comptes. D'aucuns se demandent ce qu'a réalisé la révolution du Cèdre. Sans la révolution du Cèdre, le Liban n'aurait plus existé. Avant la révolution du Cèdre, nous étions un peuple opprimé, martyrisé, soumis, poursuivi, prisonnier, exilé, tué. Les libertés étaient bafouées. Nous étions un État qui n'existait que sur le papier. Nous étions une patrie aliénée. Toutes les discussions internationales se rapportant au Liban se déroulaient à Damas. C'est à Damas qu'étaient désignés les présidents de la République. Les gouvernements étaient formés à Anjar (...). La révolution du Cèdre a rétabli le pays du Cèdre sur la carte internationale. Nous avons suffisamment enduré de l'aliénation, du suivisme, de l'oppression, de la soumission, de l'exil, de la prison, des assassinats (...). Nous sommes nés libres, nos ancêtres étaient libres, de saint Jean-Maron à Fahkreddine et Béchir, de Kamal Joumblatt à Béchir Gemayel, René Moawad et Rafic Hariri. Nous sommes nés libres, nous vivons libres et nous mourrons libres. »
Et d'ajouter : « Imaginez un instant ave moi ce qu'aurait été la situation si la révolution du Cèdre n'avait pas eu lieu. Nous aurions continué à vivre dans la soumission, l'humiliation, le désespoir, sans liberté, sans État, sans patrie. Même avec la révolution du Cèdre, certaines factions à l'intérieur comme à l'extérieur tentent d'entraver quotidiennement l'édification d'un État réel, efficace, fort, contrôlant toutes les frontières, ayant le monopole des armes, maître de ses décisions. Ils veulent un État fictif, qui n'ait pas de politique propre à lui, qui ne soit pas maître de ses décisions, qui n'ait pas d'armée véritable, qui ne puisse pas jouir de la sécurité. Leur dernière trouvaille a été de prétendre vouloir appliquer la loi sur les écoutes, le but étant de priver les services de sécurité légaux d'une large marge de manœuvre dans leur action. Leur but est d'avoir le champ libre afin qu'ils puissent se livrer, sans aucun contrôle, à leurs actions illégales. »
« Ils se sont souvenus de la loi sur les écoutes, mais ils ont oublié la Constitution, ils ont oublié qu'il était inconcevable de paralyser le Parlement, ils ont oublié qu'il fallait se conformer aux délais constitutionnels pour élire un président de la République, a poursuivi M. Geagea. Ils ont de même oublié l'accord de Taëf et la nécessité de dissoudre les milices, toutes les milices. Ils ne se sont rappelés que de la loi sur les écoutes, non pas tant pour l'appliquer que pour l'utiliser comme paravent afin de faciliter leur écoute illégale. Ils ont royalement oublié de réclamer l'application de la loi lorsqu'ils ont porté atteinte aux activités et aux intérêts de la population du fait de l'occupation du centre-ville pendant plus d'un an. Ils ont de même oublié de réclamer l'application de la loi lors des événements de mai dernier, qui ont fait 65 tués parmi les civils libanais et des centaines de blessés. »
« Les masques sont tombés, a ajouté le leader des FL. Leur plan est clair. Il consiste à rogner l'influence de l'État afin de préserver leur pouvoir, même au détriment du Liban. La révolution du Cèdre fait face à une contre-offensive féroce visant à entraver l'édification de l'État. Ne restez plus passifs. L'État est menacé à chaque instant sous les coups de ceux qui cherchent à satisfaire leurs intérêts politiques à n'importe quel prix. Votre avenir et celui de vos enfants sont menacés par les intérêts régionaux. Ne restez donc pas passifs (...). Nous ne laisserons pas le pays aller à la dérive. Nous n'accepterons pas que notre liberté soit menacée et que notre système soit ébranlé. Vous avez lancé une intifada en un certain jour de mars 2005 et vous avez changé le cours de l'histoire. De la même manière, vous êtes confrontés à une autre échéance en juin prochain afin que vous puissiez poursuivre le combat et dire au monde entier que le Liban est là. Nous n'aurons de cesse que lorsque nous réaliserons le dernier rêve du 14 Mars au niveau de l'édification d'un État efficace. »
Et M. Geagea de conclure : « Nous nous engageons auprès des martyrs de la révolution du Cèdre, de Rafic Hariri, René Moawad, Bassel Fleyhane, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, Antoine Ghanem, Kamal Joumblatt, Béchir Gemayel, nous nous engageons à poursuivre la lutte jusqu'à l'édification de l'État. Vive la révolution du Cèdre, vive le 14 Mars, vive le Liban. »
(...) « Depuis trente ans, nos leaders sont tués, mais l'histoire ne pardonne pas, a déclaré le leader des Forces libanaises, Samir Geagea. Le tribunal est là, et il est temps de réclamer des comptes. D'aucuns se demandent ce qu'a réalisé la révolution du Cèdre. Sans la révolution du Cèdre, le Liban n'aurait plus existé. Avant la révolution du Cèdre, nous étions un peuple opprimé, martyrisé, soumis, poursuivi, prisonnier, exilé, tué. Les libertés étaient bafouées. Nous étions un État qui n'existait que sur le papier. Nous étions une patrie aliénée. Toutes les discussions internationales se rapportant au Liban se déroulaient à...
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