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Liban

Hariri : L’union du 14 Mars est inébranlable

Koraytem Le chef du Courant du futur a affirmé dans une interview télévisée qu'il ne participera pas au pouvoir si le 8 Mars remporte les élections législatives. 
Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé hier soir que l'unité de la coalition du 14 Mars est inébranlable, ajoutant que la majorité actuelle s'alliera avec certains indépendants dans diverses circonscriptions pour mener la bataille électorale contre le camp du 8 Mars.
Dans une interview télévisée à la LBCI, retransmise aussi par la télévision du Futur, Radio Liban libre et Radio-Orient, M. Hariri a été affirmatif quant à la cohésion des forces de la majorité. Il a rendu un vibrant, et émouvant, hommage à ce propos à Walid Joumblatt, ainsi qu'au président Amine Gemayel et à Samir Geagea, rappelant leur rôle-clé dans l'émergence de la coalition du 14 Mars et de la révolution du Cèdre. « Que nul ne songe à miser sur la désunion du 14 Mars, a-t-il déclaré. Nous sommes, certes, engagés dans des discussions et un débat sur les candidatures, mais nous traitons le problème d'une manière scientifique, et, en définitive, le 14 Mars présentera des candidats dans la plupart des circonscriptions. Nous conclurons des alliances avec des indépendants pour mener bataille non seulement dans les régions où nous avons une forte présence, mais également dans tout le Liban-Sud, ainsi qu'à Baalbeck et au Hermel », a-t-il affirmé, démentant ainsi que le 14 Mars ait l'intention de limiter sa bataille aux seules régions où il est majoritaire, en négligeant ce qui est considéré comme les chasses gardées du Hezbollah et du mouvement Amal.
M. Hariri a fait état sur ce plan de contacts avec l'ancien Premier ministre Nagib Mikati en vue d'une éventuelle alliance à Tripoli, précisant aussi que des contacts sont même en cours avec l'ancien vice-Premier ministre Issam Farès. M. Hariri a confirmé en outre son alliance électorale avec le ministre Tammam Salam à Beyrouth ainsi qu'avec la « Jamaa islamiya », qualifiant cette dernière organisation de « modérée ». D'une manière générale, il a souligné que « toute personnalité indépendante qui accorderait la priorité à l'indépendance, la souveraineté, aux impératifs du développement et de l'essor économique, ainsi qu'aux préoccupations et aux attentes des jeunes et des femmes serait la bienvenue » (sur les listes du 14 Mars). M. Hariri a accusé dans ce cadre le 8 Mars de corruption chronique, soulignant que « tout ce qui est para-étatique verse dans la corruption ».
Mettant l'accent sur la gravité de la crise économique internationale, M. Hariri a souligné que les leaders libanais devraient assumer leurs responsabilités afin de permettre au pays de préserver l'économie nationale et de faire face à la crise internationale. « La politique ne nourrit pas les gens, a-t-il déclaré. Nous sommes en faveur de la résistance, mais cela ne nourrit pas la population. Il faut s'occuper des besoins élémentaires de la population. En ce qui nous concerne, nous avons un projet pour les jeunes, pour les femmes, pour le développement économique. Notre slogan est le Liban d'abord. Nous voulons accorder la priorité à l'économie, l'éducation, la culture, l'enseignement et le progrès. Dans ce cadre, le 14 mars 2005 a été un rêve en ce sens que cette date a reflété l'importance de l'allégeance libanaise prioritaire, au-delà des communautés. »
M. Hariri a ajouté sur ce plan que si le 8 Mars remporte les élections législatives, il refusera de participer au pouvoir, soulignant qu'il était opposé au principe du tiers de blocage. Interrogé sur les appels à une révision de l'accord de Taëf, il a souligné que rien n'est sacré dans l'absolu. « Mais toute discussion concernant l'accord de Taëf devrait se faire dans un climat serein et calme, a-t-il déclaré. Commençons par appliquer Taëf et nous verrons ensuite s'il faudrait l'amender. »
Après avoir souligné que l'offensive du Hezbollah contre Beyrouth-Ouest le 7 mai avait été « un point noir dans l'histoire du Liban », M. Hariri a déclaré que les Libanais participent au grand rassemblement du 14 février à la place des Martyrs non pas seulement pour commémorer l'assassinat de Rafic Hariri, mais surtout pour se souvenir et rendre hommage à tous les martyrs de la révolution du Cèdre. « Les Libanais se rassemblent à la place des Martyrs le 14 février pour se souvenir du dynamisme de Gebran Tuéni, de Pierre Gemayel, de Walid Eido, pour se souvenir des discours de Samir Kassir, pour rendre hommage à Antoine Ghanem, Bassel Fleyhane, Georges Haoui, François el-Hajj, Wissam Eid, ainsi qu'à Marwan Hamadé, Élias Murr, May Chidiac et tous les martyrs de la révolution du Cèdre », a-t-il conclu.
Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a affirmé hier soir que l'unité de la coalition du 14 Mars est inébranlable, ajoutant que la majorité actuelle s'alliera avec certains indépendants dans diverses circonscriptions pour mener la bataille électorale contre le camp du 8 Mars. Dans une interview télévisée à la LBCI, retransmise aussi par la télévision du Futur, Radio Liban libre et Radio-Orient, M. Hariri a été affirmatif quant à la cohésion des forces de la majorité. Il a rendu un vibrant, et émouvant, hommage à ce propos à Walid Joumblatt, ainsi qu'au président Amine Gemayel et à Samir Geagea, rappelant leur rôle-clé dans l'émergence de la coalition du 14 Mars...
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