Rechercher
Rechercher

Sport - Rugby

Pays de Galles : le physique de la victoire

Six nations Avant de recevoir l'Angleterre, samedi, gros plan sur une des équipes favorites pour le titre du tournoi 2009.
Une condition physique irréprochable, bâtie sur des entraînements « plus durs que des matches », est la clé de la réussite rencontrée depuis un an par le pays de Galles, favori du Tournoi des six nations avant de recevoir l'Angleterre samedi.
Il n'a fallu que quelques minutes dimanche pour voir que les Gallois ne feraient qu'une bouchée des Écossais. Le temps de voir ces derniers reculer systématiquement sur les impacts, peiner à se relever et leurs plaqueurs s'y mettre à plusieurs pour stopper les Gallois.
« Outmuscled ». Le mot employé par l'entraîneur du XV du Chardon Frank Hadden n'a guère d'équivalent en français, mais il résume le match : avant d'être surclassée, son équipe a été broyée. Sur les 22 Écossais utilisés, douze ont dû passer par l'infirmerie, dont deux mis KO dans des chocs alors qu'ils étaient les plaqueurs.
Jusqu'à l'arrivée du Néo-Zélandais Warren Gatland et de son adjoint anglais Shaun Edwards fin 2007, la condition physique n'était pas le fort du pays de Galles.
Mais l'an passé, les Gallois ont systématiquement « gagné » les secondes périodes, renversant face aux Anglais un déficit de 16-6 en une victoire 26-19. D'abord résistants, les Italiens avaient encaissé un cuisant 34-0 dans les 40 dernières minutes (47-8). Dans le match du grand chelem, les Français, menés 9-6, pouvaient y croire à la pause avant d'être écrasés (29-12).
Gatland et Edwards n'ont guère changé les joueurs, par rapport à ceux qui se sont fait balayer en 2007, dans le tournoi et au Mondial. Mais selon Gatland, ils ont amélioré « de 20% » leur condition physique.

« Brutaux »
Comme chez les London Wasps, premier lieu de leur collaboration, leurs entraînements sont courts (moins d'une heure), mais intenses, « brutaux » selon Edwards. Ils sont suivis de longues phases de récupération.
« Les entraîneurs ont licence d'être bestiaux avec nous, plaisante le pilier Gethin Jenkins. Quand nous arrivons à un camp d'entraînement, nous savons que nous allons vivre des entraînements parmi les plus durs de notre vie. Sur le moment, on est détruits. »
Le centre Tom Shanklin garde un souvenir cuisant de sa première session avec l'entraîneur de lutte, Paul Stidgeon : « Je ne sentais plus mon corps. »
« On pousse les joueurs à leur limite, mentalement et physiquement, raconte l'entraîneur adjoint Neil Jenkins. J'irais jusqu'à dire que nos entraînements sont plus durs qu'un match. »
À Vale of Glamorgan, près de Cardiff, on se plaque sans retenue, on s'engage dans les rucks, comme il faudra le faire le week-end. Seuls 28 joueurs sont convoqués, tous titulaires potentiels, qui se battent pour être de la fête. Les joueurs qui n'ont aucune chance de jouer ne sont pas conviés, de peur qu'ils « amollissent » l'ambiance.
« Pour s'améliorer, il faut un environnement qui peut être inconfortable, où on n'accepte pas la deuxième place », explique Edwards. Les joueurs suivent un programme précis, en collaboration avec les quatre équipes professionnelles. C'est pourquoi Gatland a prévenu de ses réticences à sélectionner des expatriés.
Les Anglais ont du souci à se faire : la condition physique est une de leurs faiblesses du moment.

Une condition physique irréprochable, bâtie sur des entraînements « plus durs que des matches », est la clé de la réussite rencontrée depuis un an par le pays de Galles, favori du Tournoi des six nations avant de recevoir l'Angleterre samedi.Il n'a fallu que quelques minutes dimanche pour voir que les Gallois ne feraient qu'une bouchée des Écossais. Le temps de voir ces derniers reculer systématiquement sur les impacts, peiner à se relever et leurs plaqueurs s'y mettre à plusieurs pour stopper les Gallois.« Outmuscled ». Le mot employé par l'entraîneur du XV du Chardon Frank Hadden n'a guère d'équivalent en français, mais il résume le match : avant d'être...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut