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Liban - Célébration

Première messe de la Saint-Maron pour Sleiman

« Préservons le Liban dont nous avons hérité », clament d'un même chœur le patriarche maronite et l'archevêque de Beyrouth.
Pour la Saint-Maron, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, ont uni leurs voix pour appeler les maronites à préserver le Liban qu'ils ont reçu en héritage.
« Nous n'avons pas le droit d'inventer un nouveau Liban tous les jours », a affirmé l'archevêque de Beyrouth, qui a par ailleurs mis en garde contre le grippage du système politique par l'introduction de facteurs consensuels dans son processus démocratique.
Au siège patriarcal, le patriarche Sfeir a appelé une fois de plus les fidèles de la communauté, en particulier ceux qui assument un rôle politique, à s'unir contre ceux qui, à l'extérieur, « convoitent » de les dominer. Il a fait assumer à tous sans exception la responsabilité de l'état d'effritement des rangs maronites, et du dégoût et du mouvement d'émigration qu'il a provoqué.
« Dieu et saint Maron nous ont voulus là pour annoncer l'amour », a conclu le patriarche, qui a ensuite accueilli au salon patriarcal un certain nombre de personnalités de tous horizons.
Pour sa part, l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a célébré, en l'église Saint-Maron de Gemmayzé, la traditionnelle messe annuelle à laquelle, comme le veut une coutume remontant aux premières années de l'indépendance, assistaient le chef de l'État, le président Michel Sleiman, pour la première fois depuis son élection, le président de la Chambre, Nabih Berry, le Premier ministre, Fouad Siniora, ainsi que les anciens responsables, les ministres, députés, ambassadeurs et autorités judiciaires, militaires et civiles.

Constantes
Mgr Matar a saisi cette occasion pour parler des constantes libanaises, parler du système politique qui en est le garant et enfin des moyens de défendre le Liban contre les dangers, extérieurs et intérieurs.
« Nous n'avons pas le droit d'inventer chaque jour une nouvelle patrie à notre mesure, a affirmé l'archevêque de Beyrouth. Nous sommes, au contraire, chargés de poursuivre nos efforts au service de cette patrie même, solidaires et complémentaires avec ceux qui nous ont précédés. »
S'adressant au chef de l'État, Mgr Matar a ajouté : « Monsieur le Président, Dieu soit loué, vous portez haut ces constantes devant le monde entier pour faire connaître de nouveau la réalité de cette patrie, et qu'il ne soit plus possible à personne de douter de sa présence ou de sa volonté de renaître. »

Le système politique
« Face aux nouveautés et à la gestion des échéances, les constitutions et les systèmes sont l'instrument de conciliation entre les constantes, immuables, et les contingences mobiles », a poursuivi le prélat, qui a appelé au respect de la volonté populaire, citant à cette occasion la maxime qui veut que « la voix du peuple est la voix de Dieu ».
Partant, Mgr Matar a affirmé que le « plus grand souci » de l'Église maronite, c'est de voir « l'opération électorale se dérouler d'une façon civilisée digne du Liban, laissant aux rivalités de faire leur jeu pour le meilleur ».
« Le scrutin, a-t-il enchaîné, devient alors un événement royal permettant la régulation de la vie publique et faisant passer le pays, par étapes, d'un état d'irrésolution inquiétante à une situation créative normale. »

La viabilité du système
Mais, a-t-il noté, « si nous jugeons bon d'introduire des particularités consensuelles dans notre système démocratique », nous devons le faire « à condition d'arriver au bout du compte à établir un système viable, à l'efficacité garantie et à l'issue heureuse certaine. Il s'agit là d'un grand défi constitutionnel à relever avec un esprit positif et au sujet duquel il faut parvenir à des résultats décisifs. À défaut, nous perdons, à Dieu ne plaise, la démocratie dans sa totalité ».
Pour ce qui concerne «la défense du Liban, a conclu Mgr Boulos Matar, non seulement sommes-nous tenus de nous entendre sur sa protection, mais de la protéger effectivement et d'accomplir ce devoir ensemble, main dans la main. Nous sommes cependant concernés, non seulement par la protection des frontières, mais aussi par la protection de ce qui est à l'intérieur des frontières. La protection de l'intérieur serait même une condition essentielle pour réussir à protéger les frontières. L'unité nationale est la ligne de défense véritable du Liban à l'intérieur des remparts. »
Pour la Saint-Maron, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, ont uni leurs voix pour appeler les maronites à préserver le Liban qu'ils ont reçu en héritage. « Nous n'avons pas le droit d'inventer un nouveau Liban tous les jours », a affirmé l'archevêque de Beyrouth, qui a par ailleurs mis en garde contre le grippage du système politique par l'introduction de facteurs consensuels dans son processus démocratique.Au siège patriarcal, le patriarche Sfeir a appelé une fois de plus les fidèles de la communauté, en particulier ceux qui assument un rôle politique, à s'unir contre ceux qui, à l'extérieur, « convoitent »...
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