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Actualités - Chronologie

Les attaques contre le chef de l’État sont injustifiées, affirment les milieux politiques

L’intervention à Doha du chef de l’État, Michel Sleiman, qui s’était prononcé en faveur de l’initiative arabe adoptée lors du sommet de Beyrouth en 2002, n’a pas fini de susciter des réactions de part et d’autre. Ainsi, et au lendemain des slogans hostiles au président de la République lancés jeudi dernier au cours d’une manifestation organisée devant l’ambassade US à Awkar, plusieurs responsables politiques se sont mobilisés pour dénoncer ce qu’ils ont considéré être « une atteinte à la première magistrature et à la personne même du chef de l’État qui incarne le consensus aux deux plans libanais et arabe ». Saluant la « pertinence » de la position de M. Sleiman « par rapport aux problématiques arabes et à la crise actuelle », le ministre de la Culture Tammam Salam a espéré que « le conflit suscité autour de l’initiative arabe ne se transpose pas au sein du Conseil des ministres ». De son côté, le député Robert Ghanem s’est dit étonné du comportement des protestataires qui, a-t-il souligné, s’en sont pris à un président « consensuel ». M. Ghanem a précisé que M. Sleiman a bénéficié non seulement d’un consensus libanais, mais également arabe, rappelant qu’il a accédé à la présidence grâce à un large soutien arabe. « S’attaquer à un chef d’État consensuel est une chose inacceptable car cela veut dire s’attaquer au symbole de l’unité libanaise (...) et à l’accord de Doha », a-t-il dit, soulignant que cette attitude « mène à la division des rangs libanais et arabes ». Le député Antoine Saad, quant à lui, a estimé que « la campagne orchestrée contre Michel Sleiman est une preuve que certains ne veulent pas permettre au Liban de sortir du jeu des axes régionaux et cherchent à hypothéquer le pays par des projets et des ambitions extérieurs ». Et M. Saad de mettre en garde contre « le retour aux explosions après cette atteinte directe au président de la République, par le biais de slogans et de discours de type insurrectionnel ». Le membre du Bloc parlementaire du futur, Moustapha Allouche, a estimé de son côté que M. Sleiman a « bien exercé son rôle en tant que président d’entente ». « Il a essayé, grâce à sa sagesse, de prendre une position en situation de difficulté. Je crois qu’il a réussi à démontrer qu’il était en parfaite synchronisation avec la décision du Conseil des ministres et avec les intérêts du pays. » Plus nuancé, le député Farid el-Khazen a affirmé que « les propos des manifestants étaient inacceptables ». Cependant, a-t-il ajouté, « cette affaire a pris une dimension beaucoup plus grande qu’elle ne le méritait ». Le membre du mouvement du Renouveau démocratique, Camille Ziadé, a considéré enfin que l’intervention du chef de l’État à Doha « a clairement démontré que le Liban est un pays indépendant qui jouit d’une liberté au niveau de la prise de décisions ».
L’intervention à Doha du chef de l’État, Michel Sleiman, qui s’était prononcé en faveur de l’initiative arabe adoptée lors du sommet de Beyrouth en 2002, n’a pas fini de susciter des réactions de part et d’autre. Ainsi, et au lendemain des slogans hostiles au président de la République lancés jeudi dernier au cours d’une manifestation organisée devant l’ambassade US à Awkar, plusieurs responsables politiques se sont mobilisés pour dénoncer ce qu’ils ont considéré être « une atteinte à la première magistrature et à la personne même du chef de l’État qui incarne le consensus aux deux plans libanais et arabe ».
Saluant la « pertinence » de la position de M. Sleiman « par rapport aux problématiques arabes et à la crise actuelle », le ministre de la Culture Tammam Salam a espéré que « le...