Faut toujours que le malheur des autres donne l’occasion chez nous à quelques neuneus, toujours prompts à plastronner devant les caméras, de faire de la récup politique espérant sans doute faire du chiffre auprès des cobayes qu’ils s’apprêtent à faire voter dans quelques mois.
Ainsi, la tragédie de Gaza a-t-elle fait brusquement sortir du bosquet une palanquée de bêcheurs, dont on ne se souvient pas que la fibre politique ait jamais particulièrement palpité pour les Palestiniens. Ils sont tous venus nous servir et resservir de la compassion en solde pour nos infortunés voisins. Un peu à l’image du Tondu double-Gea de Meerab, qui vient juste de découvrir qu’à chaque expédition punitive, l’armée israélienne lavait encore plus rouge. Ou encore l’Effrité double-Fat de Denniyé, qui larmoie sur les victimes civiles mais se lance en même temps dans un vigoureux cirage de pompes saoudiennes à l’adresse de Abdallah ben Abdel-Zizou, oubliant que le monarque des sables est passé maître dans le gavage des islamistes de tout poil et barbe.
Côté opposition, on n’est pas mal loti non plus. Mais là, c’est plutôt dans le genre « retenez-moi ou j’attaque ». Comme le Victorieux divin, qui du fond de sa grotte enfile interventions télévisées et discours en fanfare. Depuis le temps, on pourrait lui appliquer une anecdote roumaine de l’époque de Ceausescu : on peut l’entendre même en branchant un fer à repasser. « La guerre de 2006 ferait figure de promenade de santé pour les Israéliens s’ils s’aventuraient à lancer une nouvelle attaque », a-t-il menacé. Transmis aux 1 200 tués, 3 000 blessés et 900 000 sans-abri, qui ont dû certainement apprécier la promenade.
Idem pour Orangina, pour qui les événements de Gaza ont été l’occasion de faire la leçon à la planète en général et aux dirigeants occidentaux en particulier. On ne voit guère que Monaco, le Vanuatu et San Marin qui aient été épargnés.
Entre les jérémiades des uns et les fanfaronnades des autres, ce sont bien entendu les Libanais qu’on oublie. Et qui, au lendemain de Noël, se retrouvent comme le petit Jésus : sur la paille…
Gaby Nasr
Faut toujours que le malheur des autres donne l’occasion chez nous à quelques neuneus, toujours prompts à plastronner devant les caméras, de faire de la récup politique espérant sans doute faire du chiffre auprès des cobayes qu’ils s’apprêtent à faire voter dans quelques mois.
Ainsi, la tragédie de Gaza a-t-elle fait brusquement sortir du bosquet une palanquée de bêcheurs, dont on ne se souvient pas que la fibre politique ait jamais particulièrement palpité pour les Palestiniens. Ils sont tous venus nous servir et resservir de la compassion en solde pour nos infortunés voisins. Un peu à l’image du Tondu double-Gea de Meerab, qui vient juste de découvrir qu’à chaque expédition punitive, l’armée israélienne lavait encore plus rouge. Ou encore l’Effrité double-Fat de Denniyé, qui larmoie sur les victimes...
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