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Actualités - Chronologie

Crise gazière La Russie sévit à nouveau contre l’Ukraine, l’Europe se veut sereine

Le conflit entre Moscou et Kiev ne montrait hier aucun signe d’embellie, Gazprom ayant annoncé des mesures censées décourager le « vol » de son gaz par l’Ukraine, tandis que les Européens tentaient de dédramatiser en dépit des baisses de livraisons constatées dans plusieurs pays. Les deux pays voisins ont continué à s’accuser mutuellement et se rejeter la faute des perturbations provoquées par le conflit. À Moscou, le ton était vif lors de la rencontre entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le patron du géant public Gazprom Alexeï Miller. Depuis le 1er janvier, 65,3 millions de mètres cubes de gaz ont été volés par l’Ukraine, a ainsi accusé M. Miller, ce qu’a démenti par la suite un porte-parole du groupe ukrainien public Naftogaz. M. Poutine a en réaction ordonné au groupe de réduire d’autant les livraisons vers l’Europe opérées via l’Ukraine, et de continuer à agir de cette façon à l’avenir, afin de prévenir ces « vols ». Gazprom prévoit néanmoins de continuer d’approvisionner ses clients européens en contournant l’Ukraine, a promis M. Miller, qui a évoqué des routes alternatives via le Belarus, la Pologne et la Turquie, voire l’achat de gaz sur les marchés internationaux pour compenser. Une délégation composée de hauts responsables de la présidence tchèque de l’UE ainsi que de la Commission européenne a été dépêchée à Kiev, où son arrivée hier soir a été confirmée par Naftogaz. Elle devrait également rencontrer aujourd’hui, « dans une capitale européenne » non précisée, les représentants du géant gazier russe Gazprom. En attendant, plusieurs pays ont fait état de baisses importantes de leurs approvisionnements, comme la Roumanie (30 %), la Hongrie (environ 20 %) ou la République tchèque (9,5 %). À Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne s’est borné à reconnaître que des « irrégularités » avaient été constatées dans l’approvisionnement de certains des 27 pays de l’Union européenne, mais assuré qu’elles ne constituaient pas « un danger immédiat » car les niveaux de stocks sont « assez élevés, entre 70 et 90 % ».
Le conflit entre Moscou et Kiev ne montrait hier aucun signe d’embellie, Gazprom ayant annoncé des mesures censées décourager le « vol » de son gaz par l’Ukraine, tandis que les Européens tentaient de dédramatiser en dépit des baisses de livraisons constatées dans plusieurs pays.
Les deux pays voisins ont continué à s’accuser mutuellement et se rejeter la faute des perturbations provoquées par le conflit.
À Moscou, le ton était vif lors de la rencontre entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le patron du géant public Gazprom Alexeï Miller. Depuis le 1er janvier, 65,3 millions de mètres cubes de gaz ont été volés par l’Ukraine, a ainsi accusé M. Miller, ce qu’a démenti par la suite un porte-parole du groupe ukrainien public Naftogaz. M. Poutine a en réaction ordonné au groupe de réduire...