Rechercher
Rechercher

Actualités

Le « spectre du Liban » plane sur l’opération israélienne

Échaudés par les revers de la guerre du Liban de l’été 2006, les responsables israéliens s’abstiennent depuis le début de l’offensive, samedi, de lui fixer des objectifs trop ambitieux, comme de mettre fin au pouvoir du Hamas à Gaza. « Le but de l’opération est de minimiser les tirs de roquettes vers Israël afin d’assurer la sécurité d’un quart de million de personnes vivant dans le sud d’Israël », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’armée, Avital Leibovitz. « L’objectif, c’est d’aboutir à une nouvelle accalmie » dans des conditions fixées par Israël, a déclaré pour sa part aux journalistes le général de réserve Amos Gilad, principal conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak. « Sur toute l’opération plane le spectre de la guerre du Liban », relève un analyste militaire, le général de réserve Shlomo Brom. Selon ce chercheur, les responsables israéliens aussi bien civils que militaires « semblent à ce stade avoir tiré les leçons » des ratés de la guerre du Liban, qui avaient entraîné la création d’un commission d’enquête gouvernementale et la démission, notamment, du chef d’état-major, le général Dan Haloutz, et du ministre de la Défense, Amir Peretz. « Primo, poursuit-il, ils se fixent des objectifs restreints, contrairement à ce qui s’était passé en juillet 2006 quand Israël avait lancé son offensive au Nord. Ils minimisent ainsi le risque de déception. » « Secundo, l’armée frappe d’emblée très fort, alors que durant la guerre du Liban, elle s’était laissé entraîner dans une escalade non contrôlée, ne faisant intervenir que tardivement ses forces terrestres. » « Tertio, l’armée s’est longuement préparée à la confrontation, alors que le pouvoir civil préparait le terrain auprès de l’opinion internationale, contrairement à la réaction spontanée après l’enlèvement de deux soldats en juillet 2006 à la frontière libanaise, qui avait mis le feu aux poudres », explique M. Brom. Malgré tout, cet ancien conseiller de M. Barak met en garde contre un « sentiment d’euphorie » prématuré après le succès tactique qu’a représenté le lancement de l’opération de Gaza, selon lui. « Pour qu’elle ait une chance de réussite, l’offensive doit s’en tenir à son objectif limité : parvenir à une nouvelle trêve, tout en améliorant le pouvoir de dissuasion d’Israël », souligne-t-il.
Échaudés par les revers de la guerre du Liban de l’été 2006, les responsables israéliens s’abstiennent depuis le début de l’offensive, samedi, de lui fixer des objectifs trop ambitieux, comme de mettre fin au pouvoir du Hamas à Gaza. « Le but de l’opération est de minimiser les tirs de roquettes vers Israël afin d’assurer la sécurité d’un quart de million de personnes vivant dans le sud d’Israël », a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’armée, Avital Leibovitz. « L’objectif, c’est d’aboutir à une nouvelle accalmie » dans des conditions fixées par Israël, a déclaré pour sa part aux journalistes le général de réserve Amos Gilad, principal conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak.
« Sur toute l’opération plane le spectre de la guerre du Liban », relève un analyste...