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Actualités - Opinion

Michel, l’attaquant Raymond NAHAS

Mon ami italien, humaniste à ses heures, m’a dit : « Quelle va être l’attitude de Michel Aoun après son voyage triomphal en Syrie ? Déjà qu’il se prenait pour de Gaulle… » Si nous devions organiser une équipe de football composée de parlementaires libanais, comme cela se pratique dans plusieurs pays civilisés, nous attribuerons au député Michel Aoun le rôle d’attaquant. Depuis son retour d’exil, il n’a cessé d’attaquer présidents, ministres, députés et ex-parlementaires. Puis ce fut le tour du patriarcat maronite et de certains hommes de religion. Les journalistes et hommes de télévision n’échappèrent pas à sa hargne et les attaques continuent. Le seul qui a échappé à sa vindicte, c’est le sayyed. Mais là, entre en jeu un atout électoral et cela devient chasse gardée, car il doit arriver à obtenir le maximum de sièges pour se vanter d’être le vrai représentant des chrétiens du Liban. Il reste deux obstacles à franchir, mais qui sont essentiels pour la bonne marche de l’équipe. Le premier, c’est s’il exige d’être nommé capitaine avec l’insigne honneur d’être le seul à marquer des buts. Le second, et c’est peut-être le plus dangereux, c’est qu’il s’attaque à l’arbitre en l’insultant. Dans ce cas, hélas, c’est le carton rouge et l’expulsion définitive du terrain. Cela serait dommage, car personne ne nous permettrait, à nous public, de nous marrer autant. * * * Depuis son retour de Téhéran, il ne cesse de nous vanter à longueur de discours et d’interviews que l’Iran est le pays de la tolérance et de la joie de vivre, et ces louanges qui choquent nos oreilles sensibles, car nous ne sommes ni sourds ni aveugles, nous poussent à lui conseiller d’essayer d’habiter ce paradis. Nous sommes certains qu’à ce moment, il apprécierait mieux le Liban. Ce que nous demandons encore une fois au général, c’est de tempérer ses ardeurs. Dès son retour de Syrie, avec les mêmes paroles de paix et de réconciliation dont il a gratifié ses ex-ennemis syriens, qu’il s’adresse à ses collègues du Parlement et à ses ennemis qui, hélas, sont nombreux. Qu’il leur dise que, sur le chemin de Damas, saint Paul l’a inspiré et qu’il veut sincèrement la paix avec tous. Nous lui garantissons le même accueil enthousiaste des foules et du Liban tout entier. Dans ce petit pays qui est une mosaïque de races et de religions, et où chaque personne mérite le respect d’autrui, que l’on soit parlementaire ou autre, nul n’a le droit d’attaquer et de médire sur ses collègues ou ses ex-amis. Le Liban veut la paix et vivre en bonne amitié avec tous ses voisins, pour redevenir exclusivement le pays du tourisme et de la joie de vivre. Article paru le samedi 20 décembre 2008
Mon ami italien, humaniste à ses heures, m’a dit : « Quelle va être l’attitude de Michel Aoun après son voyage triomphal en Syrie ? Déjà qu’il se prenait pour de Gaulle… »
Si nous devions organiser une équipe de football composée de parlementaires libanais, comme cela se pratique dans plusieurs pays civilisés, nous attribuerons au député Michel Aoun le rôle d’attaquant.
Depuis son retour d’exil, il n’a cessé d’attaquer présidents, ministres, députés et ex-parlementaires. Puis ce fut le tour du patriarcat maronite et de certains hommes de religion. Les journalistes et hommes de télévision n’échappèrent pas à sa hargne et les attaques continuent.
Le seul qui a échappé à sa vindicte, c’est le sayyed. Mais là, entre en jeu un atout électoral et cela devient chasse gardée, car il doit...