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Actualités - Chronologie

Droits de l’homme HRW s’inquiète pour les domestiques étrangers dans les pays arabes

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a pressé hier les gouvernements arabes de protéger des millions de domestiques venant principalement d’Asie contre différents abus. Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des migrants, l’organisation basée à New York rappelle que plusieurs gouvernements de la région avaient promis d’agir dans ce sens, mais n’ont encore rien entrepris. Parmi ces pays, HRW cite la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar. Chaque jour sans protection « expose les travailleurs migrants à des abus, comme le non-paiement de salaires, l’enfermement par leurs employeurs, les abus physiques et sexuels », relève Nisha Varia, directrice adjointe de la division des droits de la femme de HRW. Selon l’organisation, des millions de domestiques venant principalement d’Indonésie, du Sri Lanka, des Philippines, mais aussi d’Éthiopie sont employés dans les pays de la région. Des études de HRW ont souligné par le passé la vulnérabilité de cette catégorie d’immigrants, souvent sans protection sociale. La Jordanie, qui compte 70 000 domestiques étrangers, a décidé en juillet 2008 d’étendre sa loi du travail à ces immigrés pour devenir une « pionnière » dans ce domaine, selon Mme Varia, qui se demande cependant si cette la législation sera effectivement appliquée. L’Arabie saoudite, avec 1,5 million de domestiques, a promis de réformer le système de parrainage pour le confier à trois ou quatre grandes compagnies et non aux employeurs, une décision jugée insuffisante par HRW qui souligne les risques de la poursuite des abus sous le nouveau système. « C’est encourageant que les gouvernements envisagent enfin de prendre des réformes sérieuses, mais ces propositions ne signifient rien tant que les nouvelles protections ne seront pas en vigueur et qu’on ne les fera pas respecter », a encore souligné Mme Varia. Enfin, HRW appelle tous les gouvernements à ratifier la convention des travailleurs migrants des Nations unies, qui garantit leurs droits humains, et estime que les pays d’origine devraient donner aux femmes plus de possibilités pour rester travailler dans leur pays. Le Liban est à la traîne au plan des réformes Human Rights Watch (HRW) indique dans son rapport que le Liban est à la traîne pour ce qui est des réformes concernant l’immigration et le droit du travail pour les expatriés. Le pays accueille près de 200 000 domestiques étrangères et HRW estime qu’en moyenne, plus d’une domestique meurt chaque semaine en se suicidant ou des suites d’une tentative d’évasion avortée. Selon HRW, le Liban a créé un comité, en février 2006, pour améliorer les conditions des travailleurs étrangers. Ce comité a été chargé d’élaborer un projet de modèle de contrat d’emploi et un amendement à la loi du travail. Mais aucune de ces deux tâches n’a été accomplie jusqu’à présent. « Le Liban traîne loin derrière presque tous les pays de la région s’agissant de la protection des droits des femmes migrantes (…) Alors que d’autres pays débattent de réformes concrètes, le Liban n’a pas encore fait le premier pas vers un contrat d’emploi juste et équitable pour les expatriés », rapporte encore HRW.
L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a pressé hier les gouvernements arabes de protéger des millions de domestiques venant principalement d’Asie contre différents abus. Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des migrants, l’organisation basée à New York rappelle que plusieurs gouvernements de la région avaient promis d’agir dans ce sens, mais n’ont encore rien entrepris. Parmi ces pays, HRW cite la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar.
Chaque jour sans protection « expose les travailleurs migrants à des abus, comme le non-paiement de salaires, l’enfermement par leurs employeurs, les abus physiques et sexuels », relève Nisha Varia, directrice adjointe de la division des droits de la femme de...