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Hamadé : Nous voulons la démocratie et non la théocratie

Dans son allocution à l’hémicycle, le député du Rassemblement démocratique Marwan Hamadé a déploré la fermeture du Parlement pendant près de 2 ans et la campagne d’assassinats qui a secoué le pays au cours des dernières années. « Cette tribune nous a manqué, a-t-il ainsi lancé. Comme si une malédiction antidémocratique avait frappé la législature issue du scrutin de 2005. Les députés n’ont pu accéder à cette tribune que pendant les premiers mois de leur mandat. Plusieurs d’entre eux n’ont pas eu la chance d’y revenir car ils ont été fauchés par la série d’attentats qui a également coûté la vie à des ministres, des journalistes, des officiers, des soldats et des civils innocents. D’autres, pour avoir osé réclamer justice, ont été empêchés d’accéder à l’hémicycle et astreints à se confiner dans les hôtels ou à rester prisonniers d’un exil forcé. » « L’Assemblée est sortie de sa léthargie au lendemain d’une invasion injuste et d’incidents sanguinaires qui ont débouché sur un compromis provisoire, a-t-il poursuivi. Nous espérons que les Libanais trancheront clairement en faveur de la culture de la liberté, de la pluralité et de l’ouverture, afin que nous ne nous retrouvions pas, dans quelques mois, prisonniers d’une culture antidémocratique, antiparlementaire, voire antiarabe. » Marwan Hamadé a également déploré le fait que « la menace et la terreur soient devenues les principaux traits de la conduite de certains ministres dans leurs ministères respectifs et autour de la table du Conseil, comme si ce qui s’est passé dans la rue au cours des 2 dernières années avait contaminé les institutions constitutionnelles ». « L’un des rares exceptions dans ce domaine reste le ministère de la Défense, a-t-il ajouté. Nous félicitons M. Élias Murr de l’exploit qu’il a pu réaliser en obtenant un don russe de Mig-29 à notre armée. Ces armes de dissuasion modifieront le rapport de force en permettant de protéger le Liban face aux violations israéliennes de sa souveraineté et d’écraser toute insurrection contre l’État central. » « Quels sont les motifs des réserves qui commencent à être exprimées à cet égard ? s’est-il interrogé. Est-ce que cela signifie que la stratégie de défense nationale ne fera de la troupe qu’une force auxiliaire ou accessoire, alors que la défense de la patrie sera confiée à des parties qui dépendent de décisions étrangères ? » « L’heure de la vérité a sonné. La vérité de la souveraineté, de l’arabité, de la démocratie qui s’oppose à la tutelle, à l’obscurantisme et à la criminalité des SR, a-t-il souligné. Nous voulons libérer Gaza et non pas imposer un blocus au Liban. Nous voulons rétablir l’unité de l’Irak et non pas diviser notre pays. Nous voulons supprimer progressivement le confessionnalisme politique et non pas instaurer un État théocratique qui ressuscite les pratiques du Moyen Âge. » « Nous appelons ceux qui ont développé, outre frontières, des paradigmes qui nuisent au pacte national à œuvrer pour l’application intégrale de Taëf au lieu de vouloir l’anéantir, a-t-il ajouté. Nous leur offrons ce conseil : attention de tomber dans le piège des trois tiers qui vous est dressé. Préservez la répartition paritaire du pouvoir, en attendant l’abolition du confessionnalisme. » « Nous appelons à la réunion des fonds nécessaires au retour des déplacés et à la reconstruction du pays, a-t-il conclu. Quant à ceux qui ont promis à notre peuple résistant et triomphant un chèque à blanc, nous voudrions demander : est-ce que le blanc et le blanchiment ont affecté l’argent halal au point de le faire disparaître ? »
Dans son allocution à l’hémicycle, le député du Rassemblement démocratique Marwan Hamadé a déploré la fermeture du Parlement pendant près de 2 ans et la campagne d’assassinats qui a secoué le pays au cours des dernières années.
« Cette tribune nous a manqué, a-t-il ainsi lancé. Comme si une malédiction antidémocratique avait frappé la législature issue du scrutin de 2005. Les députés n’ont pu accéder à cette tribune que pendant les premiers mois de leur mandat. Plusieurs d’entre eux n’ont pas eu la chance d’y revenir car ils ont été fauchés par la série d’attentats qui a également coûté la vie à des ministres, des journalistes, des officiers, des soldats et des civils innocents. D’autres, pour avoir osé réclamer justice, ont été empêchés d’accéder à l’hémicycle et astreints à...