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« Les téléphones ne sont pas sécurisés » entre Brammertz et Bellemare

Serge Brammertz, le prédécesseur de Daniel Bellemare à la tête de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, qui a pris ses fonctions le 1er janvier 2008 en tant que procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, a indiqué lors d’une conférence de presse qu’il y a des similarités et des différences entre le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, celui du Rwanda, et le tribunal spécial pour le Liban. Confiant, et constatant que « rien n’a vraiment changé », il a déclaré à L’Orient-Le Jour que « l’équipe de la commission d’enquête internationale est toujours la même pour mener à bien sa tâche ». Depuis son départ du Liban, Serge Brammertz n’est plus jamais revenu au pays du Cèdre, a-t-il confié à L’Orient-Le Jour. « J’aimerais y retourner pour visiter les belles montagnes et aller à la mer. Lorsque j’étais au Liban, je suis resté dans des bureaux pour mener à bien le travail, sans profiter de la beauté du paysage », a-t-il dit. Reste-t-il en contact avec Daniel Bellemare, chef de la commission, son successeur, pour la mise en place des deux derniers rapports ? Préférant rester discret, comme à son habitude, il a laissé entendre que : « Les contacts téléphoniques ne sont pas sécurisés. Le chef de la commission viendra lui-même vous parler directement la semaine prochaine. » Similarités et différences des tribunaux Existe-t-il des similarités entre les tribunaux créés par le Conseil de sécurité (Rwanda et l’ex-Yougoslavie) et celui du tribunal spécial pour le Liban ? Quelles en sont les différences ? « Dans l’ensemble, je peux dire que ces deux tribunaux ont été créés par le Conseil de sécurité comme un organe supplémentaire à ce dernier. Le tribunal spécial pour le Liban est le résultat d’un accord entre le Liban et les Nations unies. La base légale est donc différente et la nature de la loi l’est aussi. Il en va de même pour le statut du tribunal qui, lui aussi, est différent puisque les règles de procédure doivent être déterminées par le juge du tribunal. Il existe un certain nombre de différences entre les deux tribunaux. Mais il y a aussi des similarités dans le sens que le tribunal qui sera mis sur pied aura les mêmes problèmes que nous rencontrons avec les autres tribunaux, à savoir : nous n’avons pas notre propre police, ni notre propre armée ; et nous n’avons pas la possibilité d’arrêter les fugitifs ; sans noter les difficultés de mener une enquête souvent dans un environnement hostile que nous ne contrôlons pas, ainsi que les ressources limitées. Les problèmes auxquels fera face le tribunal spécial pour le Liban sont similaires aux autres tribunaux dans ce domaine », a conclu Serge Brammertz. Notons par ailleurs que le chef de la commission d’enquête internationale, Daniel Bellemare, présentera son rapport mardi prochain lors de concertations publiques au Conseil de sécurité, qui seront suivies d’une conférence de presse au siège de l’ONU. S.Z.
Serge Brammertz, le prédécesseur de Daniel Bellemare à la tête de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, qui a pris ses fonctions le 1er janvier 2008 en tant que procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, a indiqué lors d’une conférence de presse qu’il y a des similarités et des différences entre le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, celui du Rwanda, et le tribunal spécial pour le Liban. Confiant, et constatant que « rien n’a vraiment changé », il a déclaré à L’Orient-Le Jour que « l’équipe de la commission d’enquête internationale est toujours la même pour mener à bien sa tâche ».
Depuis son départ du Liban, Serge Brammertz n’est plus jamais revenu au pays du Cèdre, a-t-il...