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L’OPEP prévoit une réduction « majeure » de son offre si nécessaire

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’exclut pas une réduction « majeure » de son offre le 17 décembre si le marché se détériore d’ici là, a prévenu hier à Téhéran son secrétaire général, Abdallah el-Badri, alors que le baril a encore perdu 2 dollars. « Si nous constatons que le marché se détériore, nous procéderons à une action majeure en Algérie (à Oran, lors de la prochaine réunion du cartel, NDLR) et partout ailleurs quand cela sera nécessaire », a dit M. el-Badri à la presse. Le responsable, qui participait à un forum sur le gaz et le pétrole dans la capitale iranienne, avait indiqué un peu plus tôt dans la matinée que l’OPEP déciderait d’une « bonne » réduction de son offre à Oran. M. el-Badri a rappelé que « tout le monde s’est mis d’accord au Caire et nous sommes prêts à une réduction en Algérie ». L’OPEP, qui fournit 40 % du pétrole mondial, a opté pour le statu quo lors d’une réunion informelle dans la capitale égyptienne samedi, et a renvoyé une décision à sa réunion extraordinaire du 17 décembre. Mais cet attentisme a été sanctionné par les marchés et les cours du pétrole perdaient deux dollars hier matin. « Les prix du pétrole perdent plus de 2 dollars, car la décision de l’OPEP de laisser sa production inchangée ce week-end pèse sur le marché », a commenté Michael Davies, de la maison de courtage Sucden. Les prix étaient également tirés vers le bas par une nouvelle salve de mauvaises nouvelles économiques, renforçant le scénario d’une contraction de la demande de pétrole en 2008, voire en 2009. On est loin de l’objectif que s’est fixé le cartel, M. el-Badri estimant qu’un « prix de 75 dollars est raisonnable » et que l’OPEP souhaite voir le baril évoluer « dans une bande de 70 à 90 dollars ». Les pays exportateurs de brut sont particulièrement préoccupés par la perspective d’une chute continue de la demande à cause de la crise financière mondiale, qui réduit les perspectives de croissance des pays consommateurs d’or noir. « Il y a une destruction de la demande » de pétrole, a dit M. el-Badri, en appelant les pays producteurs mais non membres de l’OPEP à participer aux tentatives de soutien des cours en réduisant leur offre. « La tâche est un peu lourde cette fois (pour la seule OPEP, NDLR) et nous avons besoin de leur participation », a dit le responsable. Selon lui, le Mexique et la Norvège « ont déjà réduit naturellement leur production », et M. el-Badri a annoncé qu’après la réunion d’Oran, un responsable du cartel « se rendra à Moscou pour essayer d’obtenir sa participation » à la réduction de l’offre. Une nouvelle réduction du quota de production du cartel à Oran serait la troisième à intervenir en quatre mois, les deux précédentes n’ayant pas suffi à freiner la chute des cours du pétrole. Le prix du baril de brut a fondu de près de 70 % depuis ses records de juillet à près de 150 dollars, et est tombé il y a moins de deux semaines sous les 50 dollars, son plus bas niveau depuis près de quatre ans. L’OPEP a prédit samedi que les cours de l’or noir ne devraient pas remonter avant le milieu de 2009, selon son secrétaire général.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’exclut pas une réduction « majeure » de son offre le 17 décembre si le marché se détériore d’ici là, a prévenu hier à Téhéran son secrétaire général, Abdallah el-Badri, alors que le baril a encore perdu 2 dollars.
« Si nous constatons que le marché se détériore, nous procéderons à une action majeure en Algérie (à Oran, lors de la prochaine réunion du cartel, NDLR) et partout ailleurs quand cela sera nécessaire », a dit M. el-Badri à la presse.
Le responsable, qui participait à un forum sur le gaz et le pétrole dans la capitale iranienne, avait indiqué un peu plus tôt dans la matinée que l’OPEP déciderait d’une « bonne » réduction de son offre à Oran.
M. el-Badri a rappelé que « tout le monde s’est mis d’accord au Caire et nous...