Rechercher
Rechercher

Actualités

Assassinat Hariri Ban Ki-moon : Les enquêteurs internationaux progressivement transférés à La Haye

À Doha où il participe à la conférence sur le financement du développement, le Premier ministre, Fouad Siniora, a plaidé en faveur des pays en voie de développement et salué, en présence de Ban Ki-moon, le démarrage prochain des travaux du tribunal international. M. Siniora est arrivé à Doha hier dans la matinée. Il était accompagné des ministres Nassib Lahoud, Raymond Audi et Tammam Salam. Parallèlement aux travaux de la conférence, M. Siniora a rencontré le secrétaire général de l’ONU, qui a également pris part à l’événement. Devant Ban Ki-moon, il a exprimé sa satisfaction à l’annonce du démarrage des travaux du tribunal spécial pour le Liban et salué la désignation de Daniel Bellemare, chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, au poste de procureur général du tribunal spécial. Il a en outre espéré que la mise en place du tribunal mettra enfin un terme à l’impunité. Devant son interlocuteur, M. Siniora a également défendu la cause des fermes de Chebaa, dont l’occupation par Israël est « contraire aux résolutions internationales 425 et 1701 ». « Nous demandons à toutes les parties concernées de remettre les cartes, les informations et données relatives à ces fermes afin que l’on puisse procéder à la délimitation de la frontière. Nous savons pertinemment qu’il n’est pas besoin d’aller sur le terrain pour cela, mais les cartes suffisent pour confirmer l’appartenance de cette partie du territoire au Liban », a ajouté le chef du gouvernement. À son tour, M. Ban a pris la parole pour confirmer le lancement des travaux du tribunal le 1er mars prochain, une date qui a vraisemblablement été « approuvée » par l’ensemble des Libanais, a-t-il dit. « Nous espérons que le Conseil de sécurité entérinera ce plan qui sera un prélude à une période transitoire importante qui commencera en janvier prochain. C’est à partir de cette date que commencera progressivement le transfert de l’équipe de travail de la commission à La Haye, ce qui signifie que cette dernière n’arrêtera pas du tout sa mission d’investigation », a-t-il dit, espérant que les pays donateurs poursuivront leur soutien, notamment financier, à ce tribunal. Abbas et les armes palestiniennes M. Siniora a en outre rencontré le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec lequel il a évoqué la décision gouvernementale d’ouvrir une ambassade palestinienne au Liban, qui se substituera au bureau de l’OLP existant. Prenant la parole, M. Abbas s’est adressé aux réfugiés palestiniens des camps, les appelant à respecter les lois libanaises. Et M. Abbas, qui s’est prononcé contre la présence d’îlots sécuritaires, de leur rappeler qu’ils « sont des réfugiés temporaires », d’où la nécessité de « se soumettre aux lois du pays, notamment en ce qui concerne la question des armes », qui, a-t-il dit, « doivent être sous le contrôle des autorités libanaises ». Lors d’une intervention à la conférence, le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les « conséquences de la crise financière et économique mondiale vont atteindre toutes les régions, quel que soit leur niveau ». M. Siniora s’exprimait en présence de plusieurs personnalités du monde politique, de l’ONU et de l’Union européenne notamment, dont le chef de l’État français, Nicolas Sarkozy. La conférence, qui s’est toutefois ouverte samedi dernier en l’absence des autres grands leaders mondiaux, vise à plaider la poursuite de l’aide au développement malgré la crise financière qui ne saurait faire oublier ni l’aide ni l’environnement. Selon le Premier ministre, ce que vient de connaître le monde « n’est que la conséquence directe des politiques économiques et financières pratiquées par les pays développés ». Il a en outre indiqué que les pays développés et les pays en voie de développement doivent également faire face à la corruption et à l’afflux de fonds illégaux. Et d’insister sur la « nécessité de mettre sur pied et de soutenir les institutions locales et internationales visant à consolider la transparence, la souveraineté et le règne de loi, de la liberté et de la démocratie ». « Il n’est pas permis que les participants à cette conférence se contentent de renouveler leur engagement sincère et définitif à mettre fin à la pauvreté et à consolider le développement », a poursuivi le chef du gouvernement. « Il faudra plutôt mettre en place des mécanismes de suivi pour faire exécuter ces engagements et œuvrer en outre à faire face aux nouveaux défis qui risquent de se répercuter négativement sur le développement », a-t-il ajouté. Et M. Siniora de plaider en faveur de l’application des principes de la bonne gouvernance sur le plan international, notamment au sein des régimes financiers, économiques et commerciaux internationaux.
À Doha où il participe à la conférence sur le financement du développement, le Premier ministre, Fouad Siniora, a plaidé en faveur des pays en voie de développement et salué, en présence de Ban Ki-moon, le démarrage prochain des travaux du tribunal international.
M. Siniora est arrivé à Doha hier dans la matinée. Il était accompagné des ministres Nassib Lahoud, Raymond Audi et Tammam Salam.
Parallèlement aux travaux de la conférence, M. Siniora a rencontré le secrétaire général de l’ONU, qui a également pris part à l’événement. Devant Ban Ki-moon, il a exprimé sa satisfaction à l’annonce du démarrage des travaux du tribunal spécial pour le Liban et salué la désignation de Daniel Bellemare, chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, au poste de procureur...