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La drôle de visite de Berry au Koweït…

Nabih Berry pensait qu’il allait changer d’air, oublier toutes les crises intestines libanaises et prendre un peu de repos, sauf qu’il a vite été rattrapé par la grave crise politique qui secoue le Koweït, depuis le retour dans l’émirat d’un uléma chiite, cheikh Mohammad Baker al-Faly, interdit de présence sur le territoire koweïtien et accusé de raviver les dissensions confessionnelles. D’autant plus que le président de la Chambre a été accueilli dès son arrivée à l’aéroport de Koweït City par une kyrielle de journalistes, surtout libanais, qui l’ont bombardé de questions sur la situation au Liban, alors qu’il avait clairement annoncé que sa visite était axée sur les relations interarabes et sur les moyens de renforcer les liens entre les Parlements libanais et koweïtien… Résultat des courses : la situation au Koweït a nettement régné sur les entretiens du n° 2 de l’État. « Comment avez-vous trouvé l’ambiance chez nous ? » a ainsi demandé tout de go l’héritier du trône, cheikh Nawaf Ahmad al-Sabah, à Nabih Berry. « Elle n’est vraiment pas différente de celle qui prévaut dans mon pays et j’ai l’impression que le Liban a contaminé le Koweït », a répondu ce dernier. « Pas uniquement sur le plan politique – au niveau médiatique aussi », a enchaîné l’héritier du trône, évoquant la prolifération incongrue des quotidiens et des chaînes de télévision dans l’émirat. « Nous avons actuellement 17 publications quotidiennes, et ils commencent à s’inspirer des noms de journaux libanais, comme an-Nahar par exemple », a précisé cheikh al-Sabah, mi-figue mi-raisin… Force est de parier que la même ambiance prévaudra aujourd’hui au cours de l’entretien de Nabih Berry avec l’émir du Koweït, cheikh Sabah Ahmad al-Sabah, entièrement préoccupé par ce qui se passe dans son pays, et pendant le déjeuner en l’honneur du président de la Chambre, donné par son homologue koweïtien, Jassem al-Khourafi. Reste cette anecdote édifiante : à ce dernier qui lui proposait un échange de députés entre le Liban et le Koweït, Nabih Berry a eu cette réponse qui se passe de tout commentaire : « Non. Laissez-les au Liban parce que, croyez-moi, c’est beaucoup mieux pour vous. » Le locataire de Aïn el-Tiné quittera l’émirat dans l’après-midi en direction du Qatar puis de Bahreïn. Rappelons que le but de cette tournée est de récolter le maximum d’argent pour poursuivre les programmes de déminage – notamment des bombes à sous-munitions lancées par centaines de milliers par Israël au Liban lors de la guerre de juillet 2006. Nabih Berry profitera naturellement de son passage à Doha pour remercier l’émir du Qatar de son soutien tous azimuts au Liban.
Nabih Berry pensait qu’il allait changer d’air, oublier toutes les crises intestines libanaises et prendre un peu de repos, sauf qu’il a vite été rattrapé par la grave crise politique qui secoue le Koweït, depuis le retour dans l’émirat d’un uléma chiite, cheikh Mohammad Baker al-Faly, interdit de présence sur le territoire koweïtien et accusé de raviver les dissensions confessionnelles. D’autant plus que le président de la Chambre a été accueilli dès son arrivée à l’aéroport de Koweït City par une kyrielle de journalistes, surtout libanais, qui l’ont bombardé de questions sur la situation au Liban, alors qu’il avait clairement annoncé que sa visite était axée sur les relations interarabes et sur les moyens de renforcer les liens entre les Parlements libanais et koweïtien…
Résultat des courses...