Les Bourses du Golfe ont montré hier des signes d’un rebond après l’hémorragie des derniers jours, sur fond de fluctuations reflétant un manque de confiance des investisseurs et une panique face à la crise financière mondiale. La plupart des marchés ont clôturé dans le vert, conduits par Dubai Financial Market où le secteur immobilier était en forte hausse après deux mois de lourdes pertes.
L’indice DFM s’est fortement repris, terminant en hausse de 8,15 %, son premier gain après six semaines de pertes. Il est encore en recul de 64 % sur l’année. Le DFM était soutenu par la valeur vedette, Emaar, le géant de l’immobilier, qui a gagné 15 %, le maximum autorisé. Mais il demeure en baisse de 78 % sur son niveau du début d’année. Contrairement aux sessions précédentes, tous les autres secteurs ont réalisé des gains.
L’autre Bourse des Émirats, l’Abu Dhabi Securities Market, a terminé en hausse de 3,3 % grâce à une hausse de 8,1 % du secteur-clé de l’immobilier. Ce secteur était légèrement à la hausse au cours des deux dernières séances dans la foulée d’informations selon lesquelles des portefeuilles gouvernementaux achetaient des actions dans des sociétés immobilières.
Le marché saoudien, le plus important des pays arabes, a fermé en hausse pour la seconde journée exécutive après avoir fluctué en séance.
Le Tadawul All-Shares Index (TASI) a gagné 0,53 %, soutenu par une hausse de tous les secteurs, ceux de la pétrochimie et des banques progressant de 0,4 % chacun. Le TASI avait clôturé dimanche en hausse de 1,3 % après avoir plongé de 7,4 % la veille.
Au Qatar, le Doha Securities Market a terminé en hausse de 0,10 % sous le seuil des 6 000 points, alors que le petit marché omanais, Muscat Securities Market, gagnait 0,4 %.
Les Bourses du Koweït et de Bahreïn étaient en baisse.
Les transactions au Kuwait Stock Exchange (KSE), la deuxième Bourse arabe en termes de capitalisation, ont repris hier après deux jours de fermeture sur ordre d’un tribunal, cassé en appel dimanche par la justice. L’indice KSE a reculé de 1,6 %, son niveau le plus bas depuis la mi-2005.
Le marché était tiré vers le bas par le secteur des banques en recul de 2 % et celui des investissements de 1,6 %. La valeur vedette, Zain Telecom, plongeait de 5,1 %.
Le Bahrain Stock Exchange perdait 1,4 %.
Selon des économistes, les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) devront injecter des liquidités dans leurs marchés pour aider à rétablir la confiance, l’incertitude entourant les perspectives économiques dans cette riche région du Golfe comme ailleurs dans le monde.
« Les gouvernements du CCG doivent utiliser leurs réserves (financières) pour contenir la crise en injectant des liquidités sur les marchés en soutien aux mesures monétaires prises », a notamment dit le directeur général de la Banque nationale du Koweït, Ibrahim Dabdoub, lors d’un séminaire dimanche.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Bourses du Golfe ont montré hier des signes d’un rebond après l’hémorragie des derniers jours, sur fond de fluctuations reflétant un manque de confiance des investisseurs et une panique face à la crise financière mondiale. La plupart des marchés ont clôturé dans le vert, conduits par Dubai Financial Market où le secteur immobilier était en forte hausse après deux mois de lourdes pertes.
L’indice DFM s’est fortement repris, terminant en hausse de 8,15 %, son premier gain après six semaines de pertes. Il est encore en recul de 64 % sur l’année. Le DFM était soutenu par la valeur vedette, Emaar, le géant de l’immobilier, qui a gagné 15 %, le maximum autorisé. Mais il demeure en baisse de 78 % sur son niveau du début d’année. Contrairement aux sessions précédentes, tous les autres secteurs ont...